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RCA: La CPI parle de viols, d'attaques contre des civils et d'enfants soldats

Le bureau du procureur qui a la Séléka dans son collimateur se dit préoccupé par la situation des droits de l'Homme en général dans le pays

 

L'institution judiciaire internationale s'engage à solliciter l'aide de la communauté internationale afin d'appuyer les autorités de Bangui à juguler ce problème de sécurité que connait le pays depuis l'arrivée au pouvoir des hommes de la rébellion SELEKA. En début de semaine, en effet, un groupe díexperts indépendants des Nations Unies a tiré la sonnette díalarme sur la situation des droits humains en Centrafrique. Les auteurs du rapport se sont déclarés gravement préoccupés par des allégations díassassinats, díactes de torture, de violences contre les femmes, de disparitions forcées, de détentions arbitraires, mais aussi ont déclaré être préoccupés par le climat généralisé díinsécurité et par líabsence díÉtat de droit qui prévalent.

 


© JDD/SIPA
Le procureur général de la CPI, Mme Fatou Bensouda, dans son bureau de La Haye (Pays-Bas)
Les auteurs du document ont demandé aux dirigeants actuels du pays de garantir que les responsables de ces actes ne restent pas impunis. Ils ont exhorté les autorités centrafricaines actuelles à prendre des mesures pour mettre fin aux violations de ces droits essentiels.
Christof Heyns un des experts de líONU, a souhaité quíune enquête soit menée afin de punir les auteurs et commanditaires des violations des droits humains. il a plaidé pour une enquête approfondie, transparente et indépendante sur tous les cas suspectés díexécutions arbitraires afin díidentifier les responsables et les traduire devant les tribunaux.

Voici du reste la déclaration du Bureau du procureur de la CPI
Je reste profondément préoccupée par la situation qui continue à se détériorer en République centrafricaine et les signalements de crimes graves qui y sont perpétrés.

Díaprès les conclusions du rapport de la Mission díétablissement des faits du Haut-Commissariat des Nations Unies aux droits de líhomme sur la situation en République centrafricaine, qui seront présentées officiellement par la Haut-Commissaire dans son rapport devant le Conseil des droits de líhomme à une date ultérieure dans le courant de líannée, il semblerait que des crimes pouvant relever de la compétence de la Cour pénale internationale continuent díêtre commis dans le pays, dont des attaques contre des civils, des meurtres, des viols et le recrutement díenfants soldats. Jíexhorte à nouveau les personnes responsables de ces crimes à y mettre un terme sans plus attendre.

Mon Bureau appelle la communauté internationale à venir en aide au Gouvernement centrafricain en vue díaméliorer la situation en matière de sécurité et de protéger les habitants de Bangui et la population civile sur líensemble du territoire. La prochaine séance du Conseil de sécurité de líONU sur la République centrafricaine constituera líoccasion pour les gouvernements díapporter leur soutien à ce pays et de démontrer que la communauté internationale ne líoublie pas. Mon Bureau jouera son rôle et mènera des enquêtes et des poursuites à líencontre des personnes portant la responsabilité la plus lourde dans les crimes graves, le cas échéant. Nous avons démontré par le passé, notamment les poursuites engagées à líencontre de M. Jean-Pierre Bemba, que nous níhésiterons pas à le faire. Mon Bureau continue à surveiller la situation de près et à síintéresser aux allégations de crimes relevant de la compétence de la Cour.

 



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