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Bangui: Les chasseurs alpins du 27 e BCA poursuivent leur mission

Bien que la responsabilité díassurer la sécurité dans la capitale níappartienne pas aux forces françaises, des patrouilles dans la capitale sont conduites nuit et jour

 

Même si le gros des troupes de la Seleka a rejoint les casernes de la ville, de nombreux groupes armés incontrôlés poursuivent nuit après nuit pillages et exactions dans la capitale comme en province. Les forces de police sont absentes et la justice ne fonctionne pas. La population est exaspérée par le manque de sécurité. Cette exaspération est accentuée par une situation économique plus que précaire. «Quatre mois après le coup díÉtat qui a porté au pouvoir la Seleka et son chef Michel Djotoja, le calme níest toujours pas revenu dans la capitale. Avec le chef du détachement français à Bangui, nous qualifions cette situation de stabilisation chaotique. Encore des pillages dans la capitale comme en province En effet, la restructuration des forces de sécurité est à peine esquissée. Les tentatives de désarmement des groupes armés effectuées par le gouvernement de transition, sous le contrôle de la Micopax (Mission de consolidation de la paix en Centrafrique), restent vaines.

 


© 27e BCA/Julien LEROY
Les chasseurs ont pour mission de sécuriser líaéroport, seul lien avec le reste du monde
Au cúur de ce maelström les chasseurs alpins du 27 e BCA poursuivent leur mission de sécurisation de líaéroport (seul lien de ce pays enclavé avec le reste du monde) et protègent les ressortissants français restés à Bangui. Bien que la responsabilité díassurer la sécurité dans la capitale níappartienne pas aux forces françaises, des patrouilles dans la capitale sont conduites nuit et jour. Ces patrouilles participent à la création díun climat de confiance. Enfin, les troupes françaises soutiennent techniquement et logistiquement les unités de la Micopax qui ont la charge díaccompagner le rétablissement de líordre dans la capitale.

Il faut noter que la mission de maintien de la paix, forte de 1 200 hommes et conduite jusquíà présent par la CEEAC (Communauté économique des états díAfrique centrale) sera remplacée courant août par la Misca (Mission internationale de soutien à la Centrafrique sous conduite africaine) sous líégide de líUnion Africaine (UA) qui devrait rassembler 3 500 hommes. »

 



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