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RCA: Michel Djotodia charme discrètement les opérateurs économiques

La présence de la mission du Fonds Monétaire International et de la Banque Mondiale dans le pays semble avoir de l’impact

 

La rencontre de Michel Djotodia avec les opérateurs économiques ne laisse prévaloir aucune perspective meilleure. Et la présence de la mission du Fonds Monétaire International et de la Banque Mondiale dans le pays semble avoir de l’impact, ce d’autant plus que Michel Djotodia se réveille peu à peu de son sommeil dogmatique pour comprendre enfin que les exactions des éléments de la Séléka sont non seulement préjudiciables pour le pays, mais aussi pour son économie. Les PMI-PME restent les parents pauvres depuis le 10 décembre 2013 à ce jour. Le patronat a chiffré de façon provisoire la perte à hauteur de deux cent (200) milliards de FCFA. Qu’en sera-t-il du bilan définitif? Les éléments de la Séléka, sous le contrôle de Michel Djotodia et de sa suite, sont encore loin de comprendre l’enjeu de leur attitude.

 


Image d'illustration
L’Ambassadeur, Haut représentant de la France en Centrafrique, au mois d’avril dernier, avait déjà tiré la sonnette d’alarme pour sauver au moins l’économie car le défi de la restauration de l’autorité de l’Etat en dépend. Mais cela n’a pas été compris par les autorités, et Michel Djotodia persiste et signe dans sa vision qui consiste à dire que les FACA n’existent plus, ce qui n’est pas du tout vrai. La pacification du pays exige la reprise effective des FACA, gendarmes et policiers.

La pacification du pays, notamment celle de Bangui, nécessite le désarmement de tous les arrondissements, et particulièrement le Km5 qui regorge aussi des armes, et donc une véritable poudrière! Les autorités du pays veulent faire croire à l’opinion que seule la population de Boy-Rabe a, par-devers elle, un stock d’armes. Mais qu’en est-il du Km5 où les armes sont partout ? A-t-on déjà désarmé la population de Km5 ? Pourquoi cet acharnement sur la population de Boy-Rabe, surtout que cette même Séléka a fait une opération de pillages sous prétexte de désarmement et que les armes ont été présentées à l’opinion?

Toutes ces choses-là ne contribuent pas à l’amélioration du climat des affaires, et la rencontre du chef de l’Etat avec les opérateurs économiques devrait être l’occasion d’un effort consensuel et partagé pour sauver le pays du chaos. Les discours ne suffisent pas, il faut nécessairement du concret. Avouer que la sécurité est maitrisée à 80% à Bangui est une chose, mais convaincre les partenaires et les opérateurs économiques à exercer librement en est une autre. C’est pourquoi, il est temps que les autorités fassent preuve de pragmatisme afin de sauver le pays du marasme économique aigu.

 



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