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Douanes: líOMC examine les politiques africaines

Les nouvelles règles sur la valeur en douane de l'OMC ne sont pas appliquées dans la CEMAC

 

Le ministre gabonais du Commerce Fidèle Mengue Me Engouang a avoué lundi que les nouvelles règles sur la valeur en douane de l'Organisation mondiale du commerce ( OMC) ne sont pas encore appliqués dans l'espace de la Communauté économique et monétaire de l'Afrique centrale (CEMAC). [i «Elles ont été adoptées par la CEMAC mais elles ne sont toujours pas appliquées", a affirmé le ministre gabonais en marge d'une réunion de l'OMC tenue du 29 au 31 juillet à Genève, destinée à examiner les politiques africaines».

 


© journaldebangui.com
Selon un rapport de l'OMC, depuis son lancement il y a bientôt 20 ans, la CEMAC n'a pas encore réussi à promouvoir le commerce entre ses membres, en dépit des différents textes pris en vue d'établir l'union douanière, avec sa composante de zone de libre- échange. Le Pr Engouang a souligné la nécessité de "faire appliquer par tous les membres de la CEMAC les nouvelles règles relatives à la valeur en douane de l'Organisation mondiale du commerce". Selon lui, les pays de la CEMAC souhaite "mettre en place un observatoire des mauvaises pratiques commerciales le long des corridors-pilotes Douala-Bangui- et Douala-Ndjamena". Il a par ailleurs fait état de "le mise en place d'un programme de sensibilisation vis-à-vis de la propriété intellectuelle", programme qui sera financé grâce à des fonds mis à disposition par l'Union Européenne (UE).

La CEMAC regroupe six Etats, dont cinq sont membres de l'OMC: le Cameroun, la République du Congo, le Gabon, la République centrafricaine (RCA), et le Tchad. La Guinée équatoriale possède le statut d'observateur et a introduit sa demande d'accession à l'OMC en 2007. Le Secrétariat de l'OMC a constaté que "des efforts ont été menés en vue d'améliorer le climat des affaires à travers l'appartenance des pays de la CEMAC à l'Organisation pour l'harmonisation en Afrique du droit des affaires (OHADA), la simplification de certaines procédures, et des initiatives de lutte contre la corruption".

 



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