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Crise Ivoirienne: Des soupçons díabandon pèsent sur les Nations Unies

Certains des agents de cette organisation présents en Côte díIvoire seraient en train de préparer leur départ

 

Le Conseil de sécurité: Enfin unanime sur le soutien à Ouattara
La nouvelle nía pas été clairement exprimée mais selon des sources médiatiques présentes en Côte díIvoire, líONU serait en train de préparer son départ du pays qui traverse une crise institutionnelle profonde. Ce retrait concerne tout díabord le personnel non essentiel de líorganisation. Pour le représentant spécial du secrétaire général de l'ONU en Côte d'ivoire, qui a voulu faire un commentaire sur le sujet, il est question d'évacuer temporairement des civils non essentiels. Nous allons évacuer de manière temporaire 400 personnes sur un effectif de plus de 10 000 personnes que comporte l'ONUCI. Ceci veut dire que 95% du personnel restera en place, a indiqué Young-Jin au cours d'une conférence au siège de l'institution. Comme autre disposition que nous avons prise, nous avons décidé que les travailleurs nationaux recevraient trois mois de salaire en avance, a-t-il ajouté, rassurant par ailleurs les ivoiriens sur la présence de l'ONUCI en Côte d'Ivoire pour continuer sa mission de maintien de la paix. De nombreux observateurs semblent pourtant y voir le spectre díun autre départ des nations unies dans un contexte de crise traversée par un pays africain. A cette organisation, de nombreux analystes reprochent la radicalisation de ses positions. Ce mercredi, les 15 pays à líunanimité du conseil de sécurité des nations unies ont annoncé apporter leur soutien à Alassane Ouattara en tant que président élu de la Côte díIvoire. Le président Laurent Gbagbo est désormais dans un étau. La Russie qui menaçait díapposer son véto sur toute prise de sanction pendant 4 jours, semble désormais síaligner avec les autres.

 


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Bannière de l'ONU, l'organisation très présente en Côte d'Ivoire depuis la crise politique qui frappe le pays
La question de la légitimité de líannonce des résultats: Toujours sans réponse
En substance, Le Conseil déclare que les membres du Conseil de sécurité condamnent dans les termes les plus forts possibles tous efforts de renverser la volonté du peuple. Il ajoute aussi, que les parties doivent respecter les résultats officiels du scrutin du 28 novembre par lesquesl Alassane Ouattara a été déclaré vainqueur. Désormais líONU a les mains libres pour porter des sanctions contre Laurent Gbagbo, le président désigné par le conseil constitutionnel. Les membres du Conseil de sécurité réitèrent que celui-ci est prêt à imposer des mesures ciblées contre les personnes qui essayent de menacer le processus de paix ou de faire obstruction au travail de la mission de líONU dans le pays, peut-on lire dans la résolution. Ce texte du Conseil de sécurité síajoute au soutien à Alassane Ouattara de líUnion africaine, de líOrganisation la CEDEAO, des Etats-Unis et de son président Barak Obama, de líUnion européenne et du secrétaire général des Nations unies Ban Ki-Moon. Cette position des nations unies si elle a le mérite de conforter Alassane Ouattara et ses partisans, fait peser un gros risque díescalade de violence dans le pays. Aujourdíhui encore une question reste sans réponse, celle de savoir qui a décidé de changer les règles de proclamation des résultats définitifs des élections en Côte díIvoire. Cíest le conseil constitutionnel qui envoie les deux candidats au deuxième tour, une compétence qui semble ne plus lui être reconnue. Tout le monde semble vouloir le départ immédiat de Monsieur Gbagbo, au point díériger une réelle ingérence politique en règle. Les éléments qui ont permis à la Russie de rallier la position de líensemble du Conseil de sécurité des nations unies restent inconnus. Si Laurent Gbagbo continue de se radicaliser, la Côte díIvoire pourrait connaitre un cycle de violence sans précédent.

 



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