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Centrafrique: éviter une nouvelle Somalie

Cíest le souhait de l'Union européenne qui affirmé sa détermination à accroître son aide à la Centrafrique pour éviter que le pays ne sombre définitivement dans le chaos

 

Plus de trois mois après la prise de pouvoir à Bangui par l'ex-rébellion Séléka, la situation se détériore rapidement. Nous devons agir maintenant, a averti la Commissaire européenne à l'Aide humanitaire, Kristalina Georgieva, en effectuant une visite à Bangui avec la sous-secrétaire générale de l'ONU, Valerie Amos. En se rendant dans l'un des pays les plus pauvres et les plus troublés d'Afrique, les deux femmes ont voulu montrer que la Centrafrique n'était pas une crise oubliée, comme l'ont dénoncé mardi plusieurs ONG françaises en lançant un cri d'alarme sur les risques de catastrophe sanitaire dans le pays. Mme Georgieva a néanmoins reconnu que l'attention de la communauté internationale était actuellement focalisée sur d'autres crises, en particulier la Syrie ou l'Egypte.

 


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Tout faire pour que Bangui et le reste du pays redeviennent comme avant le 24 mars
En Centrafrique, un pays qui a connu une succession de putschs et de troubles depuis son indépendance en 1960, la crise était présente bien avant le coup d'Etat de mars mais les violences ont encore aggravé la situation, a relevé Mme Georgieva. L'UE évalue à au moins 206.000 le nombre de personnes déplacées dans le pays depuis décembre 2012 et à 55.000 le nombre de celles s'étant réfugiées dans les pays voisins. Mais les ONG estiment que l'ensemble de la population, soit 4,6 millions de personnes, a été affectée depuis le début de la crise et que 1,6 million d'entre elles ont besoin d'une aide d'urgence (santé, nutrition, logement...).

La difficulté est de parvenir à toucher les plus vulnérables, notamment les enfants, dans un pays grand comme la France mais avec une population de seulement le tiers de Paris, a précisé Mme Georgieva. Les ONG toujours présentes dans le pays dénoncent, sur la base de témoignages, le fait que les réserves de nourriture ont souvent été pillées, soit par des nomades, soit par des combattants du Séléka qui multiplient depuis mars les exactions (pillages, rackets, viols, meurtres). Michel Djotodia a cependant affirmé, dans une allocution diffusée jeudi par la radio nationale, qu'il y avait une amélioration significative sur le plan sécuritaire. Aujourd'hui, même les plus sceptiques reconnaissent les efforts que nous avons fournis (...) avec nos propres moyens, a-t-il estimé, tout en dénonçant les ennemis de la République. Si la situation semble se calmer dans la capitale, elle reste instable dans la plupart des régions où l'administration n'existe pas, selon un diplomate.

 



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