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Egypte: Adly Mansour vient de prêter serment

Ce jeudi 4 juillet, le président du Conseil constitutionnel égyptien est devenu président de la République par intérim

 

La page Morsi est belle et bien tournée pour les égyptiens. Le magistrat Adly Mansour a été désigné par l'institution militaire pour le remplacer. Je m'engage à préserver le système de la République, à respecter la Constitution et la loi et à protéger les intérêts du peuple, a alors promis le nouveau dirigeant de líEgypte. Cíest en milieu du mois de mai dernier que Mohamed Morsi avait nommé Adly Mansour au poste de président de la Cour constitutionnelle suprême (CCS). Âgé de 67 ans, il a succédé à l'ancien chef de la CCS, le juge Maher al-Beheiri, après l'expiration du mandat de ce dernier à la fin juin 2013. Il a été désigné en fonction d'une nouvelle loi, qui prévoit que les chefs de la CCS devraient être choisis au sein du système de cour. La loi, rédigée en 2011, renforce l'indépendance de la Cour et réduit la puissance du président, qui peut choisir le chef de la CCS à l'intérieur ou en dehors de la Cour. La CCS, Mansour connaît bien. En effet, il a été chef adjoint de la Cour depuis 1992. Et était membre d'un comité chargé de rédiger la loi de supervision pour les élections présidentielles, qui a mené Morsi au pouvoir en juin 2012. Né au Caire, M. Mansour a été diplômé de la faculté de droit de l'Université du Caire en 1967. Il a terminé ses études de troisième cycle en droit général et en sciences administratives en 1969 et 1970 respectivement. Il a obtenu une bourse lui permettant d'étudier à la prestigieuse Ecole nationale d'administration (ENA) de Paris de 1975 à 1977. Il a été chancelier du Conseil d'Etat de l'Egypte en 1984 et est devenu président de l'institution en 1992. Mansour est marié et père de trois enfants.

 


© telegraph.co.uk
Adly Mansour
Pendant que son remplaçant prête serment, Mohamed Morsi, lui, est détenu par líarmée. La chute de Mohamed Morsi, premier président démocratiquement élu d'Egypte, met un terme à un an de pouvoir islamiste marqué par des crises à répétition et une forte contestation populaire. Mais cíest en début de semaine que les choses ont vraiment pris un tournant décisif, avec cet ultimatum de líarmée qui demandait au président Morsi de quitter son poste dans un délai de 48 heures. Mais M Morsi persistait à vouloir rester au pouvoir. Son ministre de la Défense et chef de l'armée, le général Abdel Fattah al-Sissi, a alors annoncé à líexpiration de líultimatum, que dès cet instant les forces de sécurité ont arrêté le président déchu. Mais dans une vidéo Morsi s'est redit le président élu d'Egypte et a dénoncé un coup d'Etat complet rejeté par les hommes libres du pays. En plus de líancien président, les autorités militaires ont lancé jeudi un mandat d'arrêt contre le chef des Frères musulmans Mohamed Badie et son adjoint Khairat al-Chater. Les deux hommes sont recherchés et accusés d'avoir incité à tuer des manifestants qui protestaient devant le siège des Frères musulmans à Mokattam, une localité au sud du Caire, dimanche a indiqué líAFP. La feuille de route sur la transition politique a été annoncée par le général Sissi, après des discussions avec le représentant de l'opposition Mohammed ElBaradei et les principaux dignitaires religieux musulmans et chrétiens du pays. Outre la suspension provisoire de la Constitution", la feuille de route prévoit que "le président par intérim Adly Mansour prenne en charge les affaires du pays durant la période de transition jusqu'à l'élection d'un nouveau président, a-t-il annoncé à líAFP, en soulignant que l'armée resterait éloignée de la politique.

 



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