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Centrafrique: Le concert de casseroles de la population

Elle réclame les salaires, de la nourriture et la paix en marchant dans les rues de Bangui

 

Díaprès le constat fait par le RJDH, dans certains arrondissements du pays, plusieurs personnes en majorité des femmes, des enfants et des jeunes ont participé à ce concert de casseroles, pour exiger du gouvernement, le payement de salaire et le rétablissement de la sécurité sur toute líétendue du territoire. «Notre liberté díaller et venir est compromise depuis la prise du pouvoir par la coalition Séléka. Nous vivons chaque jour dans la peur. Les éléments de la Séléka tuent sans pitié. Il ne se passe pas un seul jour sans quíil ait des cas de braquage, de viol, de pillage et de tuerie. Il est temps que le gouvernement réagisse pour mettre fin à cette pratique», a expliqué un habitant du quartier Gobongo dans le 4ème arrondissement de Bangui. Les arriérées des salaires plongent les agents de líEtat dans líincertitude.

 


© RJDH-RCA
Image d'illustration
Alors que certaines personnes réclament la paix et la sécurité, díautres exigent à travers ce concert de casserole le payement de salaire, car les agents de líEtat ont déjà totalisé trois mois díarriérés depuis la prise de pouvoir par la Séléka. Bernard Bida, un agent de líEtat a fait savoir que «ce bruit de casseroles prouve que les marmites sont vides. Des promesses ont été faites, pour le payement des salaires, mais sans aucune suite favorable. Nous avons le droit díavoir nos salaires afin de síoccuper de notre famille», a expliqué un enseignant du fondamental1, au quartier combattant, dans le 8ème arrondissement.

Du côté de quartier Boy-Rabe en passant par Gobongo, la population affirme que líobjectif de ce concert de casseroles est de réclamer la paix et la sécurité dans le pays. «Cíest un cumul des événements qui ne font pas avancer le pays. Nous disons non à líanarchie qui síest installée dans le pays. Les éléments de la Séléka se déplacent en désordre avec des fusils en main et font des exactions sur la population», síindigne Ali Hassane commerçant au quartier Boy-Rabe. Il poursuit en disant que «depuis le 10 décembre dernier, líéducation des enfants est bloquée. Ils ne fréquentent plus, parce que des établissements scolaires ont été pillés, saccagés. Díautres enfants actuellement sont devenus des orphelins, parce que leurs parents ont été assassinés par les hommes de la Séléka». Ce concert de casserole va se poursuivre jusquíà samedi prochain.

 



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