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Centrafrique: Líex-ministre Mohamed Dhaffane sera-t-il transféré au Tchad?

Selon RFI, il síagit díune mesure de sécurité pour ne pas déstabiliser le reste de la coalition rebelle

 

Selon des informations émanant du ministre de la communication, issu de la coalition Séléka, l'ex-ministre centrafricain des Eaux et forêts Mohamed Dhaffane, arrêté et limogé dimanche, restait lundi retenu au camp militaire de Bangui où réside également le président de la Transition Michel Djotodia. Pour le moment, M. Dhaffane n'est ni inquiété ni inculpé, parce qu'il jouit de la présomption d'innocence. Il n'est pas en prison non plus, je l'ai vu, il va bien, a d'abord affirmé le ministre à la radio Ndéké Luka. Mais l'ex-ministre n'est pas libre de ses mouvements. Il se trouve au camp de Roux pour sa sécurité, a ensuite assuré à l'AFP M. Gazam Betty. Selon RFI, les anciens alliés de la Seleka du ministre déchu, jurent que son arrestation ne déstabilisera pas leur coalition. Mais, par prudence, ils envisagent tout de même de le transférer au Tchad, là même où il était assigné à résidence avant de redevenir un chef rebelle.

 


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Le général rebelle Mohammed Dhaffane
Même síil est en semi-liberté pendant que le procureur poursuit les perquisitions à son domicile, Dhaffane dirige toujours la Convention des patriotes pour le salut du Kodro (CPSK), une des composantes de l'ex-coalition rebelle Séléka qui a pris le pouvoir en mars, après avoir renversé le président François Bozizé. Dans cette affaire qui a commencé dimanche 30 juin, il est notamment soupçonné d'avoir recruté des mercenaires et acheté des armes. Quand on est arrivé à Bangui, il a commencé à vouloir recruter. Pour quelles raisons? On n'en sait rien, a dit M. Gazam Betty, lui aussi issu de l'ex-rébellion Séléka. On nía pas besoin des factions. L'armée nationale est là. S'il a des hommes dans l'arrière-pays, qu'ils rentrent dans les rangs, et qu'ils se mettent sous la coupe de l'état-major, a-t-il insisté.

Le ministre de la communication a par ailleurs assuré que la justice allait regarder d'un peu plus près les agissements du général Dhaffane que líon a toujours considéré comme un électron libre. Il disposerait d'un certain nombre de villas éparpillées un peu partout dans la ville de Bangui qu'il n'a pas achetées, a-t-il soutenu, évoquant aussi 20 à 30 véhicules. Jeudi, 27 juin, le général Dhaffane et díautres responsables avaient demandé la tenue díun dialogue inter-séléka, afin de dégager un consensus nécessaire à la sérénité de la transition. Le communiqué publié à cet effet fustigeait les exactions des éléments armés incontrôlés (...) la marginalisation de la plus importante fange des combattants et militaires de Séléka, ainsi que la poursuite des braquages, des pillages et autres graves exactions.

Díaprès RFI, Mohammed Dhaffane, sans expérience militaire a été l'un des principaux instigateurs de la marche sur Bangui quand d'autres chefs de la Seleka se montraient plus frileux. Ce fils de diamantaire, passé par Médine pour ses études, a dirigé la Croix-Rouge centrafricaine, travaillée pour le fonds mondial contre le sida, des intérêts libyens avant d'être, il y a cinq ans, l'un des fondateurs de la rébellion de la CPJP.

 



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