Archive

Qui sont-ils, les oubliés du cinquantenaire?

Réjouissances populaires, offices religieux et un grand défilé sur l’avenue des Martyrs ont marqué cette célébration

 

Les vieux passent le flambeau aux jeunes
Sur l’Avenue des Martyrs ce 1er Décembre 2010, après le passage des troupes en revue et la remise des décorations, s’est déroulée une cérémonie très émouvante, celle de remise de flambeau des anciens qui ont vécu le 13 Août 1960 à la jeune génération qui devra se faire le devoir de le maintenir jusqu’en 2060. Tenant le flambeau dans ses mains entouré de jeunes et accompagné par l’hymne du cinquantenaire chanté par la chorale de la Paroisse Saints Martyrs de l’Ouganda ; M. Paul Bangui-Ducass, un octogénaire qui a vécu l’indépendance a remis le flambeau de la vielle génération au Chef de l’Etat, qui a émis le vœu que les périodes sombres de notre histoire soient enterrées pour faire place à une ère nouvelle qui s’ouvre à la République Centrafricaine. Toujours tenant le flambeau, le général François Bozizé a solennellement déclaré:’’ De nos ancêtres la voix nous appelle’’. Le président de la République a ensuite transmis le flambeau à un jeune, représentant la génération montante, qui a son tour a fait la promesse de maintenir haut ce flambeau, symbole de lumière qui éclairera le parcours de la République Centrafricaine jusqu’en 2060. Pour terminer le jeune a repris la même sentence empruntée de l’Hymne centrafricain:‘’ De nos ancêtres, la voix nous appelle’’

 


© ouest-france.fr
L'on a pas entendu les populations autochtones
Les fonctionnaires retraités oubliés
La cérémonie était émouvante et tout portait à croire que la République Centrafricaine a du respect pour ses anciens. Ne dit-on pas qu’aux âmes valeureuses, la patrie est reconnaissante. Mais en RCA, quand on examine de près la situation des sexagénaires, septuagénaires et octogénaires la République n’est pas aussi reconnaissante qu’on serait tenté de le croire. A l’approche des festivités du 1er Décembre 2010 couplées des cérémonies du cinquantenaire de l’Indépendance, les fonctionnaires et agents de l’Etat, tout souriants, se sont rués vers les banques pour percevoir leurs salaires. Qu’en était –il des fonctionnaires retraités, ceux qui tant bien que mal, ont bâti les fondements de la République Centrafricaine et qui ont consolidé les bases de l’Indépendance acquise le 13 Août 1960 dont le pays célébrait le cinquantenaire? Les fonctionnaires retraités qui espéraient percevoir leurs pensions se sont mis à déambuler entre les services de la perception, le Trésor public et les banques sans avoir une information qui pouvait les réconforter. Ils ont réitéré ces démarches le lundi 29 et mardi 30 novembre 2010. Fatigués, ceux des retraités qui s’étaient rendus en ville dans l’espoir d’obtenir gain de cause, ont tout simplement regagné leur domicile, se contentant de leur sort. Ventres vides, ils ont passé la fête comme les oubliés du cinquantenaire.

 



Commentaire


Retour en haut