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Camp Kassaï: des enfants soldats repoussés par leurs chefs

Rejetés par leurs frères díarmes, les enfants soldats issus de líex coalition rebelle de la Séléka affrontent difficilement le quotidien à Bangui

 


© voa
Des enfants-soldats de Seleka devant le palais présidentiel à Bangui le 25 mars 2013
Une trentaine díentre eux enregistrés par líUNICEF Centrafrique se plaignent díêtre abandonnés à eux-mêmes. Sur les ondes de Radio Ndeke Luka un enfant soldat enregistré est venu expliquer les circonstances dans lesquelles lui et díautres enfants soldats vivent à Bangui. «Depuis que líUNICEF nous a enregistré nous avons quitté notre base qui est le Camp Kassaï dans líespoir díêtre pris en charge par cet organisme onusien. Puisque la prise en charge tarde encore mes jeunes frères díarmes et moi sommes décidés de rentrer au Camp Kassaï puisquíau dehors nous vivons dans la précarité. Malheureusement, nous ne pouvons pas regagner présentement Camp Kassaï, nous sommes repoussés par nos chefs militaires sous prétexte que nous sommes déjà pris en charge par líUNICEF. Donc, nous nous sommes regroupés actuellement au Palais de notre chef dans líattente díêtre réellement pris en charge par les nations-unies. Personne ne se soucie de nous à Bangui», explique líenfant soldat.

LíUNICEF dans son programme pour la protection de líenfance a le 30 mai procédé à un premier enregistrement de quelques 41 enfants soldats de la Séléka sur les 70 énumérés par le ministre de la communication Christophe Gazambeti. LíONG a expliqué lors de cet enregistrement quíelle compte regrouper tous ces enfants combattants sur un site où ils auront à manger, à síhabiller, à dormir Depuis lors, la prise en charge de ses enfants níest encore effective.

 

 



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