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Centrafrique: le président de transition en déplacement à Khartoum

Michel Djotodia, est arrivé dans la capitale du Soudan, pour une visite de deux jours, durant laquelle il doit s'entretenir avec son homologue soudanais Omar al-Bachir

 


© journaldebangui.com
Première sortie officielle chez le voisin du Nord-Est le Soudan
Selon l'agence de presse officielle SUNA, le président de Transition de Centrafrique est arrivée hier lundi dans la capitale soudanaise. En plus du président Béchir, il y rencontrera d'autres membres du gouvernement du soudan. Il s'agit ainsi, du premier déplacement au Soudan de M. Djotodia depuis sa prise de fonctions à la suite du coup d'État militaire de mars dernier. "Cette visite s'inscrit dans les relations historiques entretenues par ces deux États africains," a déclaré, le ministre d'État soudanais des Affaires étrangères, Salah Wanasi. Le gouvernement soudanais accorde beaucoup d'importance à ce déplacement, dans la mesure où la République centrafricaine est un pays frontalier du Soudan. Le ministre Salah Wanasi a par ailleurs souligné qu'il est nécessaire pour les deux pays d'entretenir de bonnes relations afin d'apporter stabilité et développement dans la région. Il a également fait remarquer que les deux pays forment des comités conjoints de haut niveau sur de nombreux sujets de sécurité, politiques et économiques.

Selon le directeur de la presse présidentielle centrafricaine, cité par Radio Ndéké Luka «le président Michel Djotodia a fait le bilan à mi- parcours de son ascension au pouvoir depuis le 24 mars dernier jusquíà ce jour à son homologue. Lequel bilan est marqué par la mise en place díun Gouvernement díUnion National, du Conseil National de la Transition ainsi que les efforts déployés par le gouvernement centrafricain dans le processus de rétablissement de la paix dans le pays». A sa sortie de cette rencontre, Michel Djotodia a déclaré que «le président soudanais a exprimé son vúux pour accompagner la transition en Centrafrique. Pour preuve, plus díune quarantaine de médecins soudanais de spécialités confondues, accompagnés de 7 tonnes de médicaments et des moyens logistiques ont été déjà déployés par Karthoum en faveur de le République Centrafrique à Bangui».

 


La RCA une énorme poudrière
À propos toujours de la sécurisation des frontières entre la RCA, le Tchad et le Soudan, les éléments des Forces Armées Centrafricaines (FACA), détachées à Birao demandent aux nouvelles autorités de la RCA de voler à leur secours. En complément, un officier des FACA joint au téléphone par Radio Ndeke Luka, a signifié que «cíest depuis six mois que des éléments des FACA ont été abandonnés à leur triste sort par le gouvernement. Ils sont également privés de leur salaire. Ils níont ni díéquipements militaires, ni de Primes Générales díAlimentation (PGA)». A en croire cette même source, «ces militaires des FACA sont détachés à Birao depuis décembre dernier pour faire partie des forces tripartites, composées des militaires tchadiens, soudanais et centrafricains en vue de sécuriser les frontières des trois pays. Les conditions difficiles dans lesquelles ils vivent, obligent déjà certains de ces éléments à prendre des destinations inconnues».

De son côté, La Force Multinationale en Afrique Centrale (FOMAC) entend travailler en symbiose avec les Forces de défenses et de sécurité afin de sécuriser Bangui et les villes de provinces. Ces forces préconisent bientôt lancer une opération mixte de sécurité en République centrafricaine. A cet effet, une réunion de commission mixte relative à la mise en place des directives initiales síest tenue du 10 au 12 juin dernier à Bangui. «Le contexte sécuritaire de la RCA interpelle les autorités locales ainsi que la sous Ė région et la communauté internationale. A ce titre, un nouveau mandat pour la FOMAC/MICOPAX a été adopté dernièrement à Libreville. La mission que nous allons effectuer nécessite une réunion de coordination. Par principe, nous devrons avec les forces multinationales apposer notre signature aux directives initiales des cette opération. Líabsence du Chef díEtat major centrafricain a fait que ce document nía pas pu être certifié aujourdíhui mais reporté ultérieurement» a expliqué Thierry Métingoe, directeur général de la Gendarmerie nationale. Pour le Commandant de force le général Jean Félix Akaga, «la population centrafricaine a beaucoup souffert donc il est important de cantonner et désarmés les soldats qui errent encore dans les rues. A cet effet, líimplication de tout un chacun peut faciliter la réussite de cette mission».

 



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