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PK: la suspension maintenue sur le diamant centrafricain

Malgré líannonce díun moratoire sur líexploitation de la ressource, par le président Djotodia, la Centrafrique reste suspendue

 

Désireux de réintégrer au plus vite le Processus de Kimberley qui permet de vendre des diamants avec un précieux certificat, M. Djotodia avait annoncé pas moins de sept mesures pour faire évoluer la situation. Car, «sanctionner la RCA, c'est jeter le pays dans un gouffre», avait prévenu il y a quelques jours le président de transition en République centrafricaine. Michel Djotodia tentait ainsi de donner des gages en annonçant un moratoire sur l'exploitation et la vente de diamants afin de moraliser le secteur. En mai 2013, après deux mois díobservation du pays, le Processus de Kimberley avait suspendu les diamants en provenance de la Centrafrique, au motif que les contrôle níétaient plus assurés normalement de tel sorte que líon puisse éviter, líapparition des «diamants de sang» sur le marché international. «On ne parlera plus de diamants de guerre en Centrafrique. Mon gouvernement et moi sommes pleinement mobilisés (...)», avait promis M. Djotodia, qui assurait par la même occasion que la rébellion ne s'était pas financée par la vente de diamants.

 


Rendez-vous lorsque les exigences du PK seront repectées
A líissue de la session ordinaire de ce mois de juin qui síest tenue en Afrique du sud, la suspension a été maintenue par le Processus de Kimberley. «Ils ont été suspendus (le 23 mai, ndlr) et c'est maintenu. Ils ne remplissent pas les exigences du Processus de Kimberley. Une fois qu'ils auront corrigé et seront de nouveau en conformité, ils seront réadmis», a déclaré un porte-parole du ministère sud-africain des Ressources minières, Trevor Hattingh, à l'issue de quatre jours de réunion en Afrique du Sud pour le 10e anniversaire du Processus de Kimberley. L'industrie du diamant fait vivre près d'un quart de la population en Centrafrique et revêt une importance économique cruciale. Le Processus de Kimberley, quant à lui est le système international de contrôle assurant la traçabilité des diamants afin que leur vente ne serve pas à financer des conflits.

 



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