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Centrafrique: François Bozizé revient sur ses pas?

Le président déchu de Centrafrique ne síexilera pas en Afrique du Sud, il serait de retour au Cameroun

 

La nouvelle avait couru les médias la semaine dernière sur le fait que líancien président de Centrafrique avait quitté définitivement le Cameroun pour se réfugier en Afrique du Sud, via Naïrobi la capitale kenyanne. Seulement voilà, lors de son escale dans ce pays de líAfrique de líEst, líAssemblée nationale aurait statué sur líarrivée ou non de M. Bozizé, quand on se rappelle que lors de son installation à Yaoundé, le président Zuma avait émis le vúu au même titre que le Bénin de líaccueillir. Selon une information de la communauté des États d'Afrique centrale, l'ancien chef d'État devrait s'exiler définitivement soit au Cameroun soit au Bénin.

 


© francetvinfo.fr
François Bozizé (d) est de retour au Cameroun
Un argument également repris par la ministre sud-africaine des Affaires étrangères sud-africaine, Maite Nkoana-Mashabane. Elle a indiqué, lors d'un point de presse que François Bozizé avait demandé à venir en Afrique du Sud. «La communauté des États d'Afrique centrale (Cemac) a décidé qu'il était mieux qu'il soit reçu où il était au Cameroun», a-t-elle précisé. «Un autre pays, le Bénin, lui a aussi offert l'asile. Il n'y a pas de petit jeu pour savoir qui va prendre chez lui l'ancien président. Il y avait beaucoup de propositions dans sa propre région, et très proches», a-t-elle assuré.

Aussitôt, l'ancien chef d'État de Centrafrique aurait donc quitté le Kenya, où il s'était rendu en fin de semaine dernière, après avoir résidé au Cameroun depuis sa destitution. «Selon sa famille, il a quitté Nairobi et est reparti au Cameroun», a déclaré un de ses conseillers. Lequel avait indiqué que Bozizé était en route pour l'Afrique du Sud. Du fait de la proximité personnelle de Bozizé avec le président Jacob Zuma, ce pays était la destination décidée par l'ex Président centrafricain. Le président Jacob Zuma, qui lui avait envoyé un contingent militaire de 200 soldats en renfort, en janvier, alors que les rebelles de la Séléka s'approchaient de Bangui.

Ces déplacements répétés de l'ex-président Bozizé, âgé de 66 ans, interviennent alors que la Centrafrique a lancé, le 29 mai, un mandat d'arrêt international contre lui pour «incitation au génocide» et «crimes contre l'humanité».

 



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