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UA: la taxation des billets d'avion et des hôtels approuvée

Le 21e sommet de l'Union africaine (UA) a vu líadoption de deux taxes axées sur les billets d'avion et les hôtels comme sources de financement alternatives

 

L'approbation de cette taxation résulte d'une liste de propositions issues d'une réflexion confiée par l'UA à un panel de haut niveau présidé par l'ex-président nigérian Olusegun Obasanjo. Ces propositions visent à identifier des mécanismes de financement innovants qui permettront à l'Organisation de pouvoir répondre à ses besoins en utilisant ses propres ressources. En effet, líUA a des difficultés à financer ses programmes d'activités. Cela se voit díailleurs par le fait que ses trois derniers budgets sont financés à hauteur de 96,16% par des partenaires extérieurs. Et le plus souvent, les délais de mise à disposition des financements de ces partenaires sont longs, entraînant ainsi, des retards dans la réalisation des activités de l'organisation panafricaine. Le rapport présenté par líéquipe dirigé par Olusegun Obasanjo portait dans un premier temps sur neuf mécanismes. Mais depuis 2012, il síest focalisé sur trois options qui font ressortir en plus des deux précédemment citées, une taxe sur les messages de téléphone mobile.

 


© budgetair.fr
Les billets et les hôtels seront taxés
Les montants des deux taxes adoptés síélèvent à 5 dollars américains (environ 2750 FCFA) par billet d'avion et de 2 dollars (1100 FCFA) par séjour dans un hôtel dans un pays étranger. Cette proposition est en cours díétude depuis quinze ans. Mais, les pays à fort potentiel touristique et insulaires, tels que la Tunisie, l'Egypte, les Seychelles et le Cap-Vert ont manifesté leur opposition contre ces taxes. Selon eux, celles-ci auront des conséquences néfastes sur les fréquentations des touristes. Au vu de leur désaccord, les dirigeants africains qui ont assistés au sommet ont décidé de demander à leurs ministres des Finances et de la Planification díexaminer les modalités de mise en úuvre du rapport Obasanjo. Ceci avec l'éventualité díun élargissement des deux mécanismes retenus à d'autres sources de financement alternatives. Ils doivent lors de leur travail prendre en compte les spécificités des différents Etats membres de l'UA par rapport à líéventualité de l'adoption de mécanismes de compensation à destination de pays éligibles. Cependant, líoption de la taxe sur les messages sur téléphone mobile a été défendue par de nombreux Etats. Le Bénin par exemple a proposé des prélèvements sur les contrats miniers et les hydrocarbures.

En plus aussi de l'adoption du budget de 2014, du Plan d'action stratégique 2014-2017, du rapport sur la paix et la sécurité des mois écoulés et du rapport du comité des 10 sur la réforme du Conseil de sécurité des Nations Unies que l'UA défend avec force lors de ce sommet, une déclaration a été adoptée sur la levée de l'embargo économique imposé à Cuba par les Etats-Unis. Alors qu'un chiffre record était logiquement attendu compte tenu du caractère symbolique de l'événement, la participation à ces assises s'est révélée inférieure aux précédents sommets de janvier et de juillet 2012.

 



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