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Homosexualité: L’Afrique dit non

Les sanctions sont de plus en plus sévères contre cette pratique dite contraire aux valeurs culturelles et religieuses

 

Le continent africain n’est pas le lieu indiqué pour exprimer son homosexualité. Toutefois, l’Afrique du Sud reste un cas à part. Il est, en effet, le seul pays du continent à avoir légalisé le mariage homosexuel depuis déjà 2006 et les couples homosexuels peuvent aussi adopter des enfants. Quand le Parlement sud-africain a adopté la loi, il s’est basé sur la Constitution qui interdit toutes les formes de discrimination, dont celles établies en fonction de l’orientation sexuelle. En cela, l’Afrique du Sud est un pays pionnier. Cependant, sur le terrain, la réalité est loin d’être toujours idyllique. Dès que l’on sort des grands centres urbains, des femmes et des hommes homosexuels sont régulièrement agressés, voire tués, en raison de leurs préférences sexuelles.

 


© homophobie.org
La répression à tout prix
L’Afrique du Sud mise à part, ailleurs la législation est souvent très dure. Sur le continent africain, non seulement le mariage entre homosexuels est interdit mais surtout, l’homosexualité elle-même n’est pas autorisée dans de nombreux pays. Elle est même considérée comme un crime et punie d'une peine de prison. C’est le cas au Cameroun où l’on constate une montée de l’homophobie et une hausse du taux de poursuites. C’est également le cas au Sénégal où les homosexuels encourent de un à cinq ans de prison ferme et une amende de 100 000 à 1 million 500 000 francs CFA (entre 150 et 2 300 euros). Et la situation va se maintenir si l’on en croit les déclarations récentes – avril 2013 – du président sénégalais. Après la révélation, par la presse, d’un possible projet de loi visant à dépénaliser l’homosexualité, Macky Sall a souligné, avec fermeté, que «l’Etat n’a jamais envisagé une telle option» et que c’était totalement exclu. Pour justifier cela, le président sénégalais avait évoqué des «valeurs culturelles de base».

Au Maghreb aussi, le Code pénal marocain punit tout acte sexuel entre deux personnes de même sexe, de six mois à trois ans de prison ferme. Et puis, l'homosexualité peut même être punie de la peine de mort, pour les hommes, dans le nord du Nigeria, au Soudan, et dans certaines régions de Somalie. En Ouganda, les relations homosexuelles peuvent aboutir à des peines de prison à perpétuité. Pour justifier ces poursuites en justice, la plupart des pays avancent des valeurs culturelles, traditionnelles ou encore religieuses et assimilent l'homosexualité à une déviance ou une pratique importée de l'Occident. Toutefois, il faudrait signaler que l’homosexualité était pratiquée comme une forme d’initiation dans les sociétés africaines d’avant la colonisation.

 



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