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Heurts et tensions: la cohabitation reste difficile à Bangui

Trois personnes dont une femme ont été tuées, par des hommes de la Séléka, au quartier Gobongo dans le 4ème arrondissement de la ville de Bangui

 

Depuis la fin de semaine dernière, le calme est revenu dans les quartiers de la capitale Bangui, qui a été une fois de plus secoué par différents incidents entre la population et les éléments Séléka. Un officier de lex-rébellion a même du effectué une descente sur auprès de protagonistes qui avaient manifesté leur mécontentement. Jeudi 9 mai, trois personnes dont une femme ont été tuées, par des hommes armés, au quartier Gobongo dans le 4ème arrondissement de la ville de Bangui. Des témoins mentionnent quil sagit dun véhicule des éléments de la Séléka qui a heurté mortellement une femme. Face à cette situation, les jeunes du quartier ont manifesté leur mécontentement. «Ils ont barricadé la route qui mène vers le PK12, sortie nord de la ville de Bangui. Une équipe des éléments de la Séléka lourdement armée, a fait une descente sur les lieux et ont tué deux jeunes», a témoigné un habitant de cette localité.

 


© RJDH-RCA
Un jeune soldat Séléka dans les rue de Bangui le 24 mars 2013
Encore un conducteur de taxis tué par des éléments de la Séléka
Entre temps, mercredi, les ex-rebelles qui ont pris le pouvoir le 24 mars, ont assassiné un conducteur de taxi, au quartier 36 villas. Daprès les faits relatés par Hubert Tolona Ngolaba, chargé des informations et presse au sein du syndicat des conducteurs de taxis et bus (SCRTB), la victime a été tuée dans la nuit du mercredi 8 mai, et son véhicule a été aussi emporté. «La victime transportait des éléments de la Séléka en course. Arrivée dans un coin au quartier 36 villas, ces derniers lui ont demandé de sarrêter. Cest alors quils lont assassiné, avant demporter son véhicule et largent qui était sur lui», a-t-il dit. Il a également fait savoir quune équipe du SCRTB a été reçue par le ministre en charge du Transport afin de trouver des pistes de solution pouvant garantir la sécurité des conducteurs de taxis et bus. «Lors de notre rencontre avec le ministre du Transport, celui-ci nous a fait savoir que son département a ouvert une enquête pour mettre la main sur les présumés auteurs de cet acte, afin quils répondent devant la justice du pays», a ajouté Hubert Tolona Ngolaba. Le corps de la victime a été inhumé dans la journée du jeudi, par les membres de sa famille.

La population paniquée par des tirs sporadiques
La population de certains arrondissements de Bangui et ses environs était en panique dans la nuit du jeudi, à cause des tirs à larme lourde et à larme légère. «[Aux environ de 20 heures, nous étions surpris découter des coups de feu venant de partout, tirés par des éléments de la Séléka, qui sont dans notre localité. Certains ont même tirés des armes lourdes. La population était paniquée par cela]», a témoigné un habitant du Camp fidèle Obrou. Une autre personne, habitant le quartier combattant dans le 8ème arrondissement de Bangui a aussi confirmé les faits. « Je pensais à un affrontement entre deux groupes quand jai entendu ces tirs. Les coup de feu venaient de tous les côtés», a-t-il ajouté. Des versions se divergent, daucuns parlent de la célébration de mariage dun officier de la Séléka. Dautres personnes parlent du mécontentement de certains éléments de la Séléka qui nont pas reçu depuis quelques jours leurs primes alimentaires.

 



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