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Bangui: La France sollicitée de nouveau

"Visiblement, plus qu’une simple question de sécurité, il s’agit d’un besoin d’ordre diplomatique et géostratégique"

 

Pour les nouvelles autorités centrafricaines, le défi sécuritaire reste toujours difficile à surmonter. Des efforts sont fournis et de bonnes intentions sont affichées. Mais on sent encore la nécessité de solliciter l’intervention directe de la France. Une nouvelle fois, devrait-on dire car une telle requête avait déjà été formulée. La France s’était déjà montrée relativement réservée, comme elle l’avait déjà été du temps de François Bozizé. C’est à croire que pour le couple Tiangaye-Djotodia, l’intervention de l’ancienne puissance coloniale dans la pacification et la sécurisation du pays est une obsession. Autrement, les mesures déjà annoncées ou envisagées ne sont pas aussi insensées. Sans oublier les troupes de la FOMAC patrouillent déjà à Bangui. Mais en dépit de tout cela, le premier ministre ne s’est point gêné. En conférence de presse, il y a quelques jours, il a clairement indiqué que la France avait été contactée. Pour le moment, les autorités françaises n’ont pas réagi. Mais c’est à se demander si on peut résister face à une cour aussi assidue.

 


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On a beau protesté contre le néocolonialisme dont l’Afrique serait la victime. Mais il est certain que les efforts à consentir pour en venir à bout doivent venir de tous les côtés, y compris bien sûr de celui des Africains, eux-mêmes. Dans le cas de la situation actuelle de la République Centrafricaine, on peut bien parler de réalisme. Mais avec une dose de souverainisme, et peut-être même pour se montrer crédible comme alternative, les autorités actuelles auraient pu s’abstenir de clamer aussi fort leur appel à l’aide vis-à-vis de la France. Déjà, au niveau interne, des mesures pas vraiment inefficaces sont envisagées pour la restauration de la sécurité. Il en est ainsi de la décision de désarmement qui, à en croire Nicolas Tiangaye, devrait être applicable à tout détenteur d’armes, qu’il soit militaire ou non. La volonté de désarmer et de rapatrier les groupes étrangers ayant pris part à l’assaut contre Bangui s’inscrit dans la même optique. Bien avant, une mesure de casernement de tous les militaires avait été envisagée. Pourvu que l’on fasse montre d’autorité, ces mesures peuvent bien contribuer à faire baisser l’insécurité. D’autant plus que le soutien de la région est acquis par le biais de quelques 2000 soldats de la FOMAC.

 



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