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Election: Le dialogue inter-malgache demande le report

Cíest líune des principales résolutions prise à líissue de deux semaines de consultations

 

À moins de trois mois du premier tour de líélection présidentielle, et après quatre ans de transition, cíest un nouveau départ que propose la médiation inter-malgache. Une nouvelle transition, níexcédant pas dix-huit mois, est nécessaire, díaprès ses conclusions. Líobjectif est de proposer par référendum une nouvelle Constitution, élaborée par une Assemblée constituante. Le schéma comprend également une nouvelle feuille de route, un Premier ministre aux pleins pouvoirs et une présidence à quatre têtes: Andry Rajoelina, Marc Ravalomanana, Didier Ratsiraka et Albert Zaby. Le rôle de ces chefs de mouvance serait limité à une autorité morale. Reste à savoir si ces propositions se concrétiseront ou si elles resteront lettre morte. Le processus électoral étant contesté, mais aussi bien avancé.

 


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Le dialogue avaient commencé le 18 avril dernier à Tana
Quant au président de la transition, Andry Rajoelina, et au Premier ministre, Omer Beriziky, ils étaient absents à la clôture de ce dialogue entre Malgaches. Líinitiative du dialogue malgacho-malgache revendique la participation de 673 personnes, appartenant à 231 organisations, et affirme parler «au nom du peuple malgache». Mais, pour líheure rien níassure que ses conclusions seront mises en úuvre. Depuis l'annonce de la liste de candidatures validée par la Cour électorale spéciale vendredi 3 mai, la communauté internationale a été relativement discrète. Avant de se prononcer, les chancelleries occidentales attendent que la Communauté de développement díAfrique australe (SADC) adopte une position claire, ce qui n'est franchement pas le cas. Elle est sans doute humiliée car le président de la transition n'a pas tenu ses engagements.

Rajoelina: Un boulanger au rôle trouble
Contre toute attente, le président de la Transition qui avait dit qu'il ne se présenterait pas à la présidentielle de juillet 2013, sera finalement candidat. Cette candidature rend encore plus difficile líexécution des résolutions du dialogue inter malgache. La Cour électorale spéciale (CES) a justifié cette demande de candidature de dernière minute en se disant «soucieuse du principe de la liberté de tout citoyen de se porter candidat à toutes les élections afin de permettre à tout un chacun de choisir librement celui ou celle qui dirigera leur destinée, pour instaurer un climat d'apaisement permettant de tenir des élections justes, crédibles et acceptées par tous». Il est donc de ce fait difficile díenvisager le report des élections, dans un tel contexte.

 



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