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RCA/Cameroun: des Séléka aux arrêts après la mort d'un camionneur

Les présumés auteurs de cet incident sont déjà identifiés et auraient été placés en lieu sûr. La police a ouvert une enquête suivant les instructions fermes du parquet à Bangui

 

Samedi 4 mai, les camionneurs camerounais effectuant le trajet Douala - Bangui s'étaient mis en grève pour réclamer de «meilleures conditions de travail et de sécurité». Cet axe étant la principale voie d'accès commerciale vers la capitale centrafricaine. Cest par là que transitent l'essentiel des marchandises importées en Centrafrique. Selon une source au sein de l'Union syndicale des camionneurs de Centrafrique (USCC), «le camionneur camerounais se trouvait en stationnement à la sortie nord (de Bangui) (...) quand un véhicule transportant des éléments du Séléka a heurté sa roue posée à côté du véhicule. Interpellé par ces éléments qui le conduisaient à leur base, le camionneur a tenté de s'enfuir. Il a été poursuivi par l'un eux qui l'a abattu», criblant son corps de balles. Les hommes du Séléka, «pensant à un piège», ont «ouvert le feu et la balle a ricoché pour atteindre mortellement le chauffeur», a pour sa part expliqué le directeur général de la police, Henri Wanzet Linguissara.

 


© afp
Des éléments Séléka sont aux arrêts
Il y a six semaines déjà que cette situation dure au quotidien. Depuis la prise du pouvoir à Bangui par la rébellion Séléka le 24 mars, les hommes de la rébellion et des bandes armées sont régulièrement accusés de se livrer à des violences et des pillages. Cest pourquoi, « nous condamnons avec la dernière rigueur cet incident, qui a causé la mort d'un ressortissant d'un pays voisin avec lequel nous avons toujours eu des relations fraternelles», a déclaré M. Henri Wanzet Linguissara, dans un communiqué lu à la radio nationale. Certains dentre-deux ont été arrêtés après le meurtre de ce camionneur camerounais sur la route qui relie Douala (Cameroun) à Bangui, selon la police centrafricaine. «Les présumés auteurs de cet incident sont déjà identifiés et placés en lieu sûr. La police a ouvert une enquête suivant les instructions fermes du parquet», a ajouté le directeur général de la police.

 



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