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Centrafrique: Un jeune instituteur abattu à Bozoum

Il síenfuyait alors que líon annonçait la présence des éléments de la Séléka dans la localité située à 400 km au Nord-est de Bangui

 

Selon les faits rapportés par des sources dignes de foi, ces jours-ci, ce qui reste des autorités sur place à Bozoum, ont eu des rencontres avec le chef de Seleka présent à Bozoum pour essayer de poser les bases d'un retour à la normalité. Ces rencontres fort-intéressantes et tout aussi intrigantes se faisaient en présence du Consul du Tchad en Centrafrique. Il était question díencourager tous et chacun à reprendre le travail. Or, le 25 avril dernier, cette tournée des nouvelles autorités centrafricaines a tourné au drame.

 


Image d'illustration
Des éléments Seleka sont partis dans deux villages pour voler des biens et des voitures servant pour les activités quotidiennes des populations. Arrivés dans le premier village à Bossa (65 km sur axe Bozoum-Bossangoa) ils ont commencé à tirer en líair. Ils ont fouillé les maisons et auraient emporté de l'argent. A Bodalo, le deuxième village distant de Bossa de 5 km, ce sont les villageois qui ont entendu les premiers les tirs et certains ont fui. Le maitre aussi. Il y avait deux voitures, líune appartenait à un commerçant de Bozoum, et l'autre à un Abbé. Mais cette dernière était en réparation. Selon les informations en possession des Séléka, cíest l'enseignant de l'école du village qui avait des informations sur cette voiture. Ils ont demandé à le voir et cíest pourquoi, il est sorti de la forêt. Ils l'ont questionné, tapé et ligoté. Ils lui ont demandé où était la voiture. Líinstituteur a essayé de fuir, mais les rebelles lui ont tiré dessus et il est mort. Après, ils ont pris la voiture et ils sont partis avec.

Le maître díécole qui síappelait Dawanza Sandero Amos Bienvenu était âgé díenviron 35 ans. Instituteur stagiaire, il était originaire de Bossembele. Il avait fait sa formation accélérée à Bambari et était en poste depuis cette année académique 2012- 2013. Le jeune enseignant qui a été enterré sur place laisse deux filles de 4 ans et 1,5 an, et une femme. Laquelle est revenue à Bozoum. Les rebelles qui sont revenus dans la localité avec leur butin continuent de parader en toute impunité.

 



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