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Coopération: Le Maire de Bangui rend visite à l’AIMF

Tout en reconnaissant la persistance de l’insécurité, il plaide pour une dérogation du maintien des projets en cours dans sa ville

 

Le périple européen de l’édile de Bangui, la capitale centrafricaine, l’a conduit tour à tour à Bruxelles, Genève et Paris. Avec, sa délégation ils ont parcouru les capitales européennes francophones et partenaires de son pays. Nazaire Guenefe Yalanga, qui était à Paris a rendu une visite à l’Association internationale des Maires francophones (AIMF) bien que la République Centrafricaine soit suspendu de l’Organisation de tutelle. Pour lui, cette situation suite à la prise du pouvoir par la coalition Séléka est également un sérieux motif d’inquiétude. Et c’est la raison pour laquelle, il a tenu à effectuer cette mission afin de plaider en faveur du maintien de l’aide des partenariats de coopération. Nous sommes ici pour obtenir (…) une dérogation qui permettrait le maintien des projets en cours à Bangui, a-t-il argumenté. Malgré le fait que sa ville soit toujours en proie à une grave insécurité qu’il a imputé à des "éléments incontrôlés". A la date d’aujourd’hui, les choses ne sont toujours pas revenues à la normale. Des éléments qualifiés d’incontrôlés sèment la désolation dans les quartiers, les résidences privées sont systématiquement visitées, des biens privés systématiquement enlevés, a-t-il décrit lors d’un entretien accordé à l’agence panafricaine de presse.

 


© DIASPORA-Multimédias
Le maire de Bangui Nazaire Guenefe Yalanga à gauche
La semaine dernière, les autorités centrafricaines ont exprimé le souhait d’obtenir un renforcement des effectifs de la Force multinationale d’Afrique centrale (FOMAC) afin qu’elle contribue au maintien de l’ordre et de la sécurité à Bangui et dans le reste du pays. Nous regardons vers les autorités militaires dans l’espoir qu’elles ramènent l’ordre dans les casernes. En tout état de cause, les activités économiques et sociales ne peuvent démarrer que si l’ordre revient dans le pays, a averti le Maire de Bangui. Il a exprimé l'intention de rencontrer à son retour à Bangui le ministre centrafricain de l’Intérieur pour évaluer avec lui les défis posés par l’insécurité dans la capitale et les moyens de les relever. Si on doit attendre la fin de la transition dans 18 mois puis les élections et l’installation des nouvelles autorités élues pour reprendre toute la coopération, Bangui serait fortement pénalisée. Ce serait un retard considérable pour une ville qui manque déjà d’infrastructures urbaines, a encore dit le Maire de Bangui. Après avoir évincé du pouvoir, en mars dernier, le président Bozizé, la coalition rebelle Séléka peine aujourd’hui à maintenir l’ordre public et la sécurité sur l’ensemble du territoire centrafricain.

 



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