Archive

Communiqué de presse relatif au rétablissement de l'ordre et la sécurité

Faustin Zaméto, le Coordonnateur du Collectif des Oubanguiens

 

Le changement politique intervenu depuis la prise de Bangui par les forces de la Séléka ne se fera pas sans l'adhésion du peuple ni contre le peuple. Le collectif des Oubanguiens condamne fermement et vigoureusement les actes de pillages, de viols, de vols, de destructions des édifices publics et des commerces perpétrés par des éléments de la Séléka. En ce qui concerne les biens des particuliers et des entreprises volés, retrouvés et récupérés, nous demandons aux nouvelles autorités de tout mettre en úuvre afin de les restituer à leurs propriétaires. On entend par sécurité, l'état d'esprit confiant et tranquille. Autrement dit, l'absence réelle de danger. Cette situation sécuritaire résulte généralement des missions assignées aux forces de défense et de sécurité qui, en République Centrafricaine, sont représentées par la Police, la Gendarmerie et les FACA. Chacune de ces forces remplit des missions traditionnelles assignées à elle par la constitution. C'est à ce titre que la police, qui constitue la première force intervient en cas de trouble à l'ordre public dans le périmètre urbain. La Gendarmerie, 2è force, intervient en appui à la police lorsque celle-ci est débordée. Les FACA, 3è force, interviennent sur réquisition lorsque la situation devient intenable en vue de restaurer l'autorité de líÉtat.

 


© journaldebangui.com
Faustin Zaméto, Coordonnateur du Collectif des Oubanguiens
Au demeurant, nul n'ignore que la RCA traverse une période d'insécurité grandissante. Cette insécurité généralisée qui se traduit par de multiples assassinats des fils du pays, des pillages à outrance, des viols et des violences exercées sur des personnes vulnérables nécessite des mesures urgentes pour un retour à la Paix et la Sécurité dans le pays.

A- BANGUI
Il est urgent de procéder à la libération des Casernes Militaires, des Compagnies et Brigades de la Gendarmerie, des Directions et Commissariats de Police, et autres Services Administratifs jusqu'alors occupés par les éléments de la SELEKA. Il faut les désarmer et les cantonner à Bangui dans les sites apprêtés à cet effet. Il faut que les Forces de Défense et de Sécurité (FACA, Gendarmerie-Police) reprennent effectivement du service. Il faut mettre à disposition des Forces de Défense et de Sécurité des moyens adéquats afin d'assumer pleinement leurs missions régaliennes, notamment, véhicules, armements, matériels de communication, une prime globale d'alimentation et la réinstallation des lignes vertes pour les appels gratuits en cas díurgence). Il faut installer des points de contrôle à travers toute la ville et organiser des patrouilles de surveillance de jour comme de nuit autour de ces points de contrôle. Il faut établir un état des lieux des différents corps afin díinventorier le matériel et le personnel restants. Il faut consigner les Forces de Défense et de Sécurité pour une période déterminée.

EN PROVINCE
Il faut créer immédiatement régions militaires dans chaque préfecture et les équiper en matériels et en personnel suffisants. Il faut rendre opérationnels les services de la Police et de la Gendarmerie en les dotant des moyens en armement et en communication. Il faut sécuriser les routes dans un rayon de cent kilomètres au moins tout autour de chaque ville de province, et élargir ce rayon progressivement jusquíà atteindre une sécurité maximale garantissant la libre circulation des populations, seule condition incontournable pour que les activités économiques reprennent et retournent rapidement à la normalité.

Fait à Bangui, le 22 avril 2013.
Le Coordonnateur du Collectif des Oubanguiens
Faustin Zaméto

 



Commentaire


Retour en haut