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Composition et fonctionnement du Conseil national de transition

Voici la Feuille de route complétant la Déclaration de NíDjamena sur la République Centrafricaine

 

1. Le Conseil National de Transition (CNT) dont le Sommet Extraordinaire de la CEEAC tenu le 3 avril 2013 à NíDjamena, a recommandé la création, constitue líélément central du dispositif institutionnel de la période de transition en raison des pouvoirs constituant et législatif qui lui sont dévolus. Etant donné que sa formation et sa mise en place ont été opérés sans la participation et la contribution de la CEEAC, le Conseil National de Transition doit être renforcé dans sa représentativité et sa composition.

 


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Lors de l'élection du 13 avril 2013
2. La composition actuelle du CNT fixée à 105 membres a été conçue par analogie avec la composition de líAssemblée Nationale qui a été dissoute. Les sièges attribués à différentes catégories politiques et socioprofessionnelles reflètent davantage un rapport de forces consacré par la situation politico-militaire plutôt quíune représentation populaire répondant aux critères p

3. Résidant aux découpages électoraux traditionnellement suivis dans les pays à système démocratique.

4. Compte-tenu de la nécessité de faire du CNT le creuset díune gestion inclusive de la transition et de réunion des conditions díune plus grande participation à líélaboration de la constitution et des textes législatifs indispensables au processus législatif et à la restauration de líordre constitutionnel, il convient de revoir la composition du CNT. Etant donné la nécessité díassurer la stabilité du fonctionnement de cet organe, la réalisation díun meilleur équilibre dans le sens de líinclusivité de la composition du CNT, il est recommandé que:

- Que le nombre des sièges au sein du CNT soit porté à un total de 135;
- Que les nouveaux 30 sièges soient attribués aux régions du pays, aux formations politiques y compris líancienne majorité présidentielle, qui sont présentement sous-représentées, aux groupes politico-militaires qui níont pas encore renoncé à la lutte armée, ainsi quíà la société civile et aux femmes.

5. Les Commissions Parlementaires devant élaborer les projets de constitution et les autres textes structurants de la transition et de la sortie de crise doivent être composées dans un strict équilibre des sensibilités politiques et sociales afin quíaucun groupe en particulier ne puisse avoir une influence déterminante dans la prise de décision. Líadoption par consensus doit être considérée comme la règle. Après líépuisement des efforts visant à réaliser un consensus, les décisions doivent être prises à la majorité qualifiée des deux-tiers (2/3) des membres.

6. Conformément aux décisions du Sommet Extraordinaire de la CEEAC tenu le 3 avril 2013, líappellation officielle de líautorité investie par le CNT de la responsabilité de Chef de líEtat doit être « Chef de líEtat de la Transition » à líexclusion de tout autre titre. En conséquence, le CNT est appelé à procéder immédiatement à líamendement de toute décision antérieure sur cette question.

 



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