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Centrafrique: L’opposant Emile Nakombo au chevet des victimes

L’ancien député a mis fin à son exil camerounais pour venir aider à la reconstruction de la paix, de la sécurité et de la démocratie

 

M. Emile Gros Raymond Nakombo, ancien député de Sosso Nakombo et candidat malheureux à la présidentielle de 2011 en République centrafricaine, s’est rendu dans les différents centres hospitaliers de la ville de Bangui ce mardi 16 avril 2013. Le but de cette visite est pour cet homme politique, de s’enquérir de la situation des victimes des évènements provoqués par des éléments de Séléka le weekend dernier à Ouango, Kassaï, Ngaragba et BoyRabe dans les 4ème et 7ème arrondissements.

 


© Pacôme Pabandji
L'ancien député en concertation avec un médecin
Il s’est d’abord rendu au Complexe pédiatrique de Bangui où le responsable dudit centre lui a brièvement exposé les problèmes du Complexe pédiatrique face au nombre des victimes, enfants en majorité, qui arrivent au quotidien. A la pédiatrie, on a vu de nombreux enfants blessés par balles et d’autres touchés par des éclats d’obus, de grenades, de roquettes ou de RPG. Un bilan exact n’est pas encore disponible à la pédiatrie mais la situation des enfants blessés est quelque peu maitrisée. Une ONG de l’Italie, Emergency, a volé au secours de la pédiatrie et les cas de chirurgie sont parfois pris en compte gratuitement.

C’est au niveau de la pédiatrie que l’on a constaté que les enfants sont d’emblée les premières grandes victimes des exactions de la séléka. L’UNICEF aussi a inscrit les gaps de la pédiatrie dans le cadre des besoins d’urgence. Mais Dr. Jean Chrysostome Gody, responsable de la pédiatrie, a signalé que le complexe a d’énormes problèmes de dotation en médicaments. Après la pédiatrie, M. Nakombo s’est rendu à l’hôpital Communautaire de Bangui. Là-bas, c’est le Général Romain Guitinzia, directeur de l’hôpital, qui l’a reçu. Après un bref moment d’échange, ce dernier a aussi fait un bref exposé de la situation à l’hôpital communautaire.

 


© Pacôme Pabandji
Emile Nakombo au chevet d'un malade
Pour ce dernier, «Depuis le début de ces évènements, l’hôpital Communautaire a pu gérer malgré ses maigres moyens, la situation parce que le personnel était présent jusqu’aujourd’hui. Les difficultés sont au rendez-vous mais on a pu surmonter. Nous sommes en face d’un nombre effarant de blessés qu’on a enregistrés au niveau de l’hôpital Communautaire.» M. Guitinzia a souligné que plus de 135 blessés graves sont transférés au Maroc et au Soudan. «La population civile a payé un lourd tribu de ces évènements. Nombre de nos blessés ne sont que des civils. A mon avis il n’y a pas eu d’affrontement en tant que tel car nous n’avons pas enregistré des blessés par balles de Séléka, si ce n’est que des malentendus entre eux. Nous avons de maigres moyens, l’alimentation de nos malades est difficile. Ce que nous vivons ici est difficile», a fait mentionner ce dernier, en appelant à l’aide des différents partenaires du pays mais aussi des nouvelles autorités du pays afin que des solutions d’urgence soient trouvées face aux nombreux malades présents dans cet hôpital.

Notons qu’au niveau de ce centre hospitalier, plus de 500 blessés sont enregistrés. M. Nakombo a promis qu’il va entreprendre des démarches auprès des partenaires afin d’obtenir de l’aide pour subvenir aux besoins de soins en République centrafricaine. Il a aussi précisé que cette initiative lui est personnelle. «La population est en situation de détresse et il faut vite réagir», a-t-il souligné.


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