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Centrafrique: Très forte instabilité à Bangui

Ce lundi matin, des coups de feu étaient encore entendus dans certains quartiers de Bangui après un week end très sanglant qui a vu la mort d'une vingtaine de personnes

 

A la mi-journée de ce lundi, la situation restait tendue à Bangui, particulièrement dans le 4e arrondissement de la capitale où selon des témoins, cités par la DW, les hommes de la Séléka poursuivaient leurs opérations militaires à la recherche de ceux que le nouveau pouvoir qualifie de miliciens à la solde de l'ancien président François Bozizé. Une habitante de Bangui faisait part de coups de feu dans la capitale et de la peur qui s'est emparée de la population. La croix rouge centrafricaine a également confirmé la poursuite des opérations militaires menées par la Séléka. Le chef du CICR à Bangui avance par ailleurs le bilan de 17 morts et 45 blessés depuis samedi. Des victimes pour la plupart, des civils.

 

Paris, "préoccupé", s'en remet aux pays de l'Afrique centrale
"Nous sommes vivement préoccupés par la situation en République centrafricaine. La persistance des violences à l'encontre des populations civiles n'est pas acceptable", a indiqué Philippe Lalliot, porte-parole des Affaires étrangères, lors d'un point-presse ce lundi au Quai d'Orsay à Paris. "Il est urgent que les autorités qui contrôlent Bangui assurent l'ordre public et la sécurité. Quiconque se rendra coupable d'exactions devra rendre des comptes aux juridictions compétentes", a-t-il ajouté. Paris dit apporter son "plein soutien" à la CEEAC "pour qu'elle clarifie au plus tôt, avec l'appui de l'Union africaine, les conditions d'une sortie de crise et d'une transition consensuelle". "A nos yeux, toute solution politique en République centrafricaine doit repartir du cadre fixé par les accords de Libreville du 11 janvier 2013, sous l'égide de la CEEAC", a affirmé Philippe Lalliot.
Un sommet extraordinaire de la CEEAC prévu ce lundi à N'djaména a été reporté au 18 avril. Le président tchadien Idriss Déby avait indiqué ce week-end avoir "repoussé ce sommet (à jeudi) pour donner un peu de temps aux Centrafricains pour s'organiser et venir avec des propositions concrètes de sortie de crise". Pour le président en exercice de la Ceeac, la mise en úuvre de ces accords qui prévoient l'organisation d'élections "dans un délai de 18 mois à deux ans", est aussi "la seule possibilité de sortie de crise". "La Centrafrique est un pays qui n'a pas d'armée, pas d'administration, pas de police ni de gendarmerie pour sécuriser les personnes. En 18 mois, il faut créer une armée, une force civile qui puisse permettre aux élections de se dérouler", a-t-il affirmé.

 



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