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Centrafrique: quatre candidats à líassaut du CNT

Líélection pour le perchoir du líAssemblée nationale provisoire a lieu ce lundi à Bangui

 

La transition qui se met officiellement en place en République centrafricaine (RCA), après la prise de pouvoir par la Séléka le 24 mars à Bangui, suscite un réel intérêt de part des responsables politiques et d'autres sensibilités sociologiques de ce pays pauvre d'Afrique centrale qui, avec le renversement de François Bozizé, perpétue sa tradition de rébellions et de coups d'Etat militaires. Sans concurrent, le nouvel homme fort du pays, Djotodia, a été élu lors d'une session express et la première d'ailleurs du Conseil national de transition institué la veille en remplacement du Conseil supérieur de transition créé le 6 avril et qu'une bonne partie de ses 97 membres désignés avait récusé, surtout les organisations de la société civile et les confessions religieuses. Cette Assemblée nationale provisoire de 105 membres lía élu par acclamation samedi comme chef de l'Etat par intérim pour une transition de dix-huit mois.

 


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Le CNT a besoin d'un président!
Renvoyée à ce lundi 15 avril, l'élection du vice-président de cette instance dont la création avait été recommandée par un sommet extraordinaire de la Communauté économique des Etats de l'Afrique centrale (CEEAC, à laquelle la RCA appartient) tenu le 3 avril à N'Djamena au Tchad enregistre pour l'heure quatre candidats, selon des sources concordantes à Bangui. Parmi les postulants figurent Patrick Dejean, président du président du Groupement interprofessionnel centrafricain (patronat), Mgr. François-Xavier Yombandje, ancien évêque du diocèse de Bosangoa (Eglise catholique), Alexandre Guendet du Rassemblement pour la République (RPR, parti politique) et Marie-Noëlle André Koyara, fonctionnaire internationale et représentante des organisations des femmes.

Avec ses 105 membres répartis en deux blocs, dont 55 pour le bloc constitué de la Séléka, des partis politiques et des unités administratives centrafricaines c'est-à-dire les seize préfectures du pays puis la ville de Bangui, et les 50 autres membres représentant le bloc des organisations de la société civile et la diaspora, le Conseil nationale de transition jouera le rôle d'une Assemblée nationale provisoire. Il a repris le même nombre de sièges que l'Assemblée nationale dissoute. Au terme du scrutin annoncé pour lundi, c'est un bureau composé d'un président, d'un vice-président, de deux questeurs et de deux secrétaires parlementaires qui devra être mis sur pied.

Après le refus du sommet de la CEEAC du 3 avril à N'Djamena de le reconnaître comme président autoproclamé centrafricain, l'élection de Djotodia par cet organe lui confère désormais une légitimité. Mais suspendue par l'Union africaine (UA), la RCA ne pourra plus être réhabilitée par l'organisation panafricaine et la communauté internationale qu'après la désignation de nouveaux dirigeants du pays lors de futures élections démocratiques, attendues à l'issue de la transition de dix-huit mois.

 



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