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Le Conseil supérieur de transition devient le Conseil national de transition

Le CNT nouvellement crée aura 105 membres et jouera le rôle dévolu à l’Assemblée nationale

 

Il s’agit d’un organe formé de deux blocs, dont le premier constitué de la rébellion coalition Séléka, des partis politiques toutes tendances confondues et des notables représentant les 16 préfectures du pays plus la ville de Bangui. Il s’est vu attribuer 55 sièges, et le second bloc, composé de la société civile, des confessions religieuses et de la diaspora, qui s’adjuge les 50 autres postes. Cette nouvelle organisation sociopolitique a été établie lors d’une réunion mercredi 10 avril dans la capitale centrafricaine entre «les forces vives de la nation», dont principalement les acteurs politiques et les organisations de la société sur la relecture de l’ordonnance du 6 avril créant le Conseil supérieur de transition dont la répartition des 97 postes a suscité la controverse. C’est dont un Conseil national de transition de 105 membres jouant le rôle d’une Assemblée nationale provisoire qui conduira finalement la transition en République centrafricaine (RCA) après la prise de pouvoir de l’alliance rebelle Séléka le 24 mars. Il remplace à cet effet, le Conseil supérieur de transition créé le 6 avril.

 


© apf.francophonie.org
L'intérieur de l'Assemblée nationale centrafricaine
Selon Fulgence Zeneth, désigné par les organisations des droits de l’homme pour les représenter au sein de la nouvelle entité, «l’ordonnance (qui avait été publiée par le Premier Nicolas Tiangaye, NDLR) a été immédiatement modifiée», après approbation du «président» Michel Djotodia, le nouvel homme fort de Bangui qui aurait participé à ces assises. Sur ses 105 postes (soit le même nombre que celui de l’Assemblée nationale dissoute), le Conseil national de transition en attribue 38 aux partis politiques et Séléka et 17 notables à raison d’une place par préfecture et une pour la ville de Bangui, pour ce qui est du premier bloc. Dans le deuxième bloc, la société civile se taille 42 places, contre six aux confessions religieuses et deux à la diaspora.

En dehors de son propre président, c’est cette institution qui va désigner le président de la République par intérim, lors de sa première session dont la tenue est suggérée pour samedi, 13 avril 2013 avant le prochain sommet de la Communauté économique des Etats de l’Afrique centrale (CEEAC, organisation régionale à laquelle la RCA appartient) annoncée pour le 15 avril à N’Djamena. Un sommet qui, apprend-on, permettra d’entériner les nouvelles décisions prises le même jour où Tiangaye, Premier ministre du gouvernement sortant qui a été reconduit dans ses fonctions par Djotodia, est rentré d’une visite cette semaine à Paris en France.

 



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