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Centrafrique: la sécurité reste un défi trois semaines après

Les quelques mots du Général Jean Félix Akaga, commandant de la FOMAC, à la BBC

 

Des tirs sporadiques sont toujours entendus dans certains endroits de la capitale Bangui, où les scènes de pillages des biens des populations sont toujours rapportées. Face à cette situation, la Force multinationale de l'Afrique centrale, la FOMAC, avec un peu plus de 500 hommes encore présents à Bangi, tente de contribuer à sécuriser la capitale. En ce moment, la FOMAC procède à la sécurisation de la ville de Bangui, particulièrement les banques. Et en même temps la base sert un peu de camps de réfugiés qui se sentent, vrai ou faux, en danger. Vraiment un travail de sécurisation afin que le calme revienne dans la ville.

 


© REUTERS/Luc Gnago
Le général Jean Felix Akaga, commandant de la FOMAC à Bangui
Est-ce que votre mandat a été adapté face aux derniers développements?
Non le mandat nía pas été adapté, mais nous avons un rôle suffisamment précis qui est un rôle díassistance, donc nous devons participer à la sécurisation, à líaide aux populations qui se sentent menacées, en attendant le sommet (de la CEEAC) de NíDjamena le 15 avril qui va certainement donner une nouvelle orientation à la force.

Est-ce que vous avez les moyens de prendre des mesures contre les pillards et díautres criminels?
JFA: Nous avons des moyens, mais il faut remarquer que ces moyens sont limités, parce que -pour ceux qui ne le savent pas- cíest plus de 3 à 4.000 combattants de la Seleka qui se sont déversés dans la ville de Bangui. Donc comprenez que la force seule ne peut pas régler la question des pillages à Bangui.

Est-ce que la cohabitation avec la Seleka dans la capitale et ailleurs dans le pays se passe bien?
La cohabitation se passe bien, parce que la Seleka se rend bien compte quíassurer la sécurité au niveau de la ville de Bangui níest pas une chose aisée.

 



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