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Centrafrique: la société civile réclame la présidence du CST

Le groupe qui s'est réuni hier dimanche, souhaite une rencontre avec "le chef de l'Etat"

 

Les organisations de la société civile de la République centrafricaine (RCA) réclament la présidence du Conseil supérieur de transition (CST) créé samedi à Bangui par un décret du Premier ministre "de consensus" Nicolas Tiangaye, reconduit par le nouveau président autoproclamé Michel Djotodia après la prise de pouvoir du 24 mars de sa rébellion Séléka. La mise en place de cet organe chargé de conduire une transition de dix-huit mois est une recommandation d'un sommet extraordinaire des dirigeants de la Communauté économique des Etats de l'Afrique centrale (CEEAC) tenu mercredi 3 avril à N'Djamena au Tchad, qui avait officiellement refusé de reconnaître le pouvoir de Djotodia et préconisé un exécutif sous forme de collège inclusif.

 


© ugo.cn/photo
La ville de Bangui y aura 1 représentant au CST
L'ordonnance de Tiangaye publiée samedi 6 avril a créé une instance est un conglomérat de 97 sièges, répartis entre 9 à l'ex-majorité présidentielle, 6 à l'opposition démocratique, 5 aux autres partis politiques, 10 à la Séléka, 1 aux groupes politico-militaires non combattants, 6 aux syndicats, 3 aux confessions religieuses, 6 aux professions libérales, 2 au patronat, 2 aux commerçants. Les commerçants y sont aussi représentés par 2 postes, contre 4 pour les Ong des droits de l'homme, 5 pour les organisations des femmes, 5 pour les organisations des jeunes, 1 pour l'armée, 1 pour la gendarmerie, 1 pour la police, 1 pour la douane, 2 pour les médias, 2 pour la diaspora, pour les associations des artistes et des écrivains, 16 pour les représentants des préfectures. La ville de Bangui y aura 1 représentant, tandis que la magistrature aura deux représentants. Les "minorités" constituées des albinos, des pygmées et des peuls devront siéger au Conseil supérieur de transition avec 3 membres.

Un groupe de travail de la société civile sur la crise centrafricaine qui s'est rendu à N'Djamena lors du sommet de la CEEC élargi aux chefs d' Etat sud-africain Jacob Zuma et béninois Thomas Boni Yayi (ex-médiateur de cette crise en qualité de président en exercice de l'Union africaine), a dénoncé dans un communiqué "le non-respect de l'esprit des accords de Libreville et des recommandations issus du sommet des chefs d'Etat et de gouvernements de la CEEAC". Ce groupe évoque "l'absence de concertations préalables avant la publication de ladite ordonnance". Car, selon lui, "le gouvernement de transition a pris sur lui, la redoutable responsabilité de publier l'ordonnance n°13.001 du 05 avril 2013 portant création du Conseil supérieur de transition en y incluant des structures totalement étrangères aux décisions des deux sommets ci-dessus cités". Il exige la présidence qui, selon toute vraisemblance sera attribuée à Djotodia lui-même, et la recomposition du CST limité à dix entités (Séléka, opposition démocratique, les politico-militaires non combattants, la société civile, les confessions religieuses, la diaspora, le patronat et les syndicats), en conformité des recommandations du sommet de N'Djamena, avec 50 postes à la société civile.

 



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