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Bangui: Déjà 78 corps ramassés par la Croix-Rouge centrafricaine

Elle demande à la population de se rendre dans les formations sanitaires pour la reconnaissance des corps et leur enlèvement pour inhumation

 

La Croix-Rouge centrafricaine vient de retrouver les corps de 78 personnes décédées et abandonnées dans les rues de Bangui depuis la prise de la capitale le 24 mars par la rébellion du Séléka. Elle qui níarrive toujours pas à établir le bilan des suites de la chute du régime Bozizé affirme que ses volontaires ont les corps qui ont été déposés dans les morgues. Nous demandons à la population de se rendre dans les formations sanitaires pour la reconnaissance des corps en vue de leur enlèvement pour une éventuelle inhumation. Voilà líappel lancé à la population visant à líaider à identifier les morts. Lesquels ne disposaient pas de pièces d'identité et [i nous souhaitons que la population fasse cet effort de reconnaissance parce que nos volontaires vont procéder très rapidement à l'inhumation de ces corps dans une fosse commune, a ajouté M. Albert Yomba Eyamo, l'un des responsables de la Croix-Rouge centrafricaine.

 


© journaldebangui.com
La Croix-Rouge appelle à venir reconnaître les corps avant inhumation dans une fosse commune
La Croix-Rouge avait qualifié jeudi de catastrophique la situation des hôpitaux de Bangui, où près de 200 blessés ont été admis (...) à la suite des affrontements, tandis qu'une quarantaine de personnes sont toujours en attente d'une opération urgente. Comme l'ensemble de la ville, les hôpitaux manquent aujourd'hui d'eau courante, d'électricité en continu et bientôt de carburant. La rébellion a pris le pouvoir après des affrontements à Bangui avec des soldats sud-africains, qui ont enregistré treize morts, et des combats limités avec des soldats fidèles au président renversé François Bozizé. Des pillages continuent dans certains quartiers même si le centre-ville est globalement sécurisé.

L'insécurité régnante entrave les efforts humanitaires et l'acheminement de l'assistance et notamment de l'aide médicale, s'était alarmé jeudi le Bureau de la coordination des affaires humanitaires des Nations unies (OCHA).

 



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