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Bangui: les médecins craignent "une grande catastrophe"

Sans électricité, sans eau et sans médicaments, difficile, pour les médecins, de les soigner. Reportage

 

Quelque 72 heures après le coup de force, les blessés continuent díaffluer dans les hôpitaux de la capitale Bangui. La plupart ont été victimes de tirs. Mais líhôpital ne dispose que de six médecins, assistés d'infirmiers, et manquent de presque tout. "Ce patient voudrait se faire nettoyer le visage avec un peu díeau, mais jíai dû lui répondre que nous níavions pas encore díeau à líhôpital", explique Éric Gonda, líun des infirmiers, soulignant l'état d'insalubrité général. Les chambres de líétablissement sont bondées de malades, nombreux sont ceux qui attendent une intervention depuis plusieurs jours.

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"Beaucoup de médecins ne sont pas venus"
Le docteur Chris Lepicard Goos, de líONG Médecins sans frontière, est inquiet. "Ce combattant est arrivé il y a quatre jours pour se faire extraire une balle du visage, mais nous níavons toujours pas pu le traiter", raconte-t-il au chevet du malade. "Nos moyens sont assez limités, beaucoup de médecins ne sont pas venus", explique-t-il. Mais ce níest pas le seul problème. Le manque de médicaments, et notamment díanalgésiques retarde le travail des médecins. Ces conditions sanitaires déplorables font craindre le pire aux médecins humanitaires. "Si rien n'est fait de façon urgente dans les jours qui viennent, on sera confronté à un désastre, à une grande catastrophe humanitaire à l'hôpital communautaire de Bangui", prévient le docteur Edmond Djinhiba de Médecins sans frontières. Pour la seule journée de mardi, líhôpital a reçu 173 blessés, la plupart par balle, et déplorait cinq morts. Le bilan définitif des violences qui ont suivi le putsch dans la capitale reste à ce jour inconnu. la suite ICI

 



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