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Centrafrique: Mme Monique Bozizé trouve aussi refuge au Cameroun

De peur d'être des cibles de représailles du nouveau pouvoir elle et díautres proches du président déchu ont choisi líexil en passant par le Cameroun

 

Une délégation de 12 personnes, dont l'épouse et des membres de la famille du président déchu François Bozizé, un député de son parti et un administrateur civil, est arrivée à Batouri, chef-lieu du département de la Kadey à l'Est du cameroun, selon des sources au sein de la préfecture de cette ville. Quelques heures plus tôt, les autorités administratives de la même ville ont accueilli trois militaires membres de la garde rapprochée de François Bozizé, interceptés la veille dans la ville camerounaise de Kentzou située à près de 10 km de la frontière centrafricaine, où leurs armes leur ont été retirées avant leur convoyage à Batouri. Ils rejoignent François Bozizé, actuellement au Cameroun "dans l'attente de son départ vers un autre pays d'accueil", selon la présidence camerounaise.

 


© afriqueenelles.com
Mmz Monique Bozizé
D'après des sources sécuritaires locales, c'est la peur d'être des cibles de représailles du nouveau pouvoir qui les décide à chercher refuge au Cameroun. Pourtant, Michel Djotodia, leader de l'alliance Séléka autoproclamé chef d'Etat de la République centrafricaine, a affirmé à la presse qu'il ne souhaite pas faire de chasse aux sorcières.

A Bangui, "la vie plus que hier et avant-hier, reprend, quelques commerces ont ouvert. Dans les rues, il y a beaucoup de piétons, très peu de véhicules civils mais surtout militaires", confie George Georgantas, le chef de la délégation du Comité international de la Croix-Rouge (CICR) en RCA. Il déplore le nombre très élevé de blessés pris en charge par le personnel soignant dans des formations sanitaires pas suffisamment équipées, surtout que la coupure du courant électrique depuis samedi se prolonge jusqu'à présent dans toute la ville. La nuit reste difficile. On entend en ce moment des coups de feu, sans doute qu'il est question de décourager ceux qui continuent de se livrer aux pillages, poursuit george Georgantas.

 



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