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Centrafrique: Me Tiangaye, Premier ministre du pouvoir Séléka

Chef du GUN centrafricain et ancien opposant à François Bozizé, il a accepté díêtre reconduit dans ses fonctions de PM par le nouvel homme fort du pays, Michel Djotodia

 

«J'ai été reconduit Premier ministre, le décret a été signé», a affirmé l'avocat, trois jours après le coup de force qui a permis à la rébellion Séléka de prendre le pouvoir en Centrafrique et de renverser le président François Bozizé. Nicolas Tiangaye, chef du gouvernement d'union nationale centrafricain et ancien opposant à François Bozizé, a été reconduit mercredi dans ses fonctions de Premier ministre par le nouvel homme fort du pays, Michel Djotodia, a-t-il annoncé. Il explique que la donne a changé et que son acceptation tient au fait que les acteurs sont restés les mêmes. De ce fait, il composera un gouvernement d'union nationale donnant une représentation à toutes les tendances.

Me Tiangaye se fâche quand on lui parle de la suspension de la Constitution dont il a été un des principaux artisans

 

Dans sa brève allocution, il est revenu sur les accords de Libreville auxquels il a participé et qui ont été reconduits dans tous les actes constitutionnels, díoù sa reconduction au poste de Premier ministre de Centrafrique sous líair de la Séléka. Quant à ces relations avec Michel Djotodia, qui s'est proclamé président après la prise de Bangui, il souligne: Mes relations avec M. Djotodia seront meilleures qu'avec François Bozizé qui étaient trop conflictuelles.

A líAgence France Presse, il a refusé d'évoquer d'éventuels problèmes à l'avenir avec le nouvel homme fort du pays: Je ne fais pas de politique fiction, je suis là, je gère le quotidien, l'avenir seul dira si ces relations vont se consolider ou se détériorer. Je ne peux pas imaginer aujourd'hui ce qui se fera demain. Me Tiangaye se fâche quand on lui parle de la suspension de la Constitution dont il a été un des principaux artisans: Le maintien de la Constitution avec la situation actuelle n'est pas envisageable. On ne peut pas maintenir la Constitution. C'est juridiquement impossible. Bien entendu, il faudra y revenir dans trois ans, à la fin de la période de transition qui doit déboucher sur des élections.

 



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