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Centrafrique: des sanctions à sept responsables de la rébellion Séléka

En plus, le Conseil de Paix et Sécurité de l'Union africaine a suspendu la participation de la Centrafrique à l'organisation

 

La condamnation de líUA
"Le Conseil (de Paix et Sécurité) décide de suspendre immédiatement la participation de la RCA (République centrafricaine) à toutes les activités de l'Union africaine ainsi que d'imposer des sanctions, à savoir des restrictions de voyage et le gel des avoirs des dirigeants du Séléka", a annoncé le Commissaire à la Paix et la Sécurité de l'UA, Ramtane Lamamra. Sept dirigeants du Séléka sont cités comme visés par les sanctions "à commencer par Monsieur Michel Nondroko Djotodia", chef de la rébellion qui s'est autoproclamée président de Centrafrique, selon M. Lamamra. "Le Conseil demande à tous les Etats-membres de prendre les mesures requises pour isoler totalement les auteurs du changement anticonstitutionnel en République centrafricaine", selon le communiqué. Il leur demande "de ne pas leur fournir de sanctuaire et de faciliter l'application de toute autre mesure qui serait prise par l'Union africaine, y compris le jugement des auteurs de ce changement anticonstitutionnel de gouvernement".

 


© afp
Monsieur Michel Nondroko Djotodia fait partie des responsables sanctionnés
Le président François Bozizé, parti vers le Cameroun après avoir été renversé dimanche au terme d'une offensive-éclair du Séléka sur Bangui, était lui-même arrivé au pouvoir en 2003 à la tête d'une rébellion qui avait chassé du pouvoir le président élu de l'époque, Ange-Félix Patassé. Bangui avait été, déjà, alors suspendue de l'UA, avant d'être réintégrée en juin 2005, un mois après des élections largement remportées par M. Bozizé, réélu en 2011. Le secrétaire général de l'ONU Ban Ki-moon a condamné dimanche la prise de pouvoir "inconstitutionnelle" en Centrafrique.

M. Djotodia a promis dimanche d'organiser "des élections libres et transparentes (...) d'ici trois ans" et indiqué qu'il conserverait à son poste le Premier ministre Nicolas Tiangaye, nommé en janvier à la tête d'un gouvernement d'union nationale, conformément à un accord de paix signé mi-janvier à Libreville entre M. Bozizé et le Séléka. La rébellion avait annoncé le 22 mars reprendre les armes en raison du non-respect des accords de Libreville.

 



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