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Centrafrique: combats entre rebelles et armée à Bossangoa

Bossangoa est une ville stratégique, car elle abrite une importante garnison de la garde présidentielle

 

Selon une source militaire centrafricaine citée par líAFP, qui a requis l'anonymat, une attaque de la rébellion contre la ville de Bossangoa a eu lieu ce matin du 22 mars 2013. Il est difficile de savoir ce qui síest exactement passée parce que les liaisons téléphoniques ont été coupées. Le porte-parole du Séléka, Eric Massi, quant à lui a affirmé en début de matinée que la rébellion avait pris Bossangoa. Il y a eu très peu de combats puisque les Forces armées centrafricaines (Faca) étaient déjà parties. La prise de la ville n'a pris que 15 minutes, et nous sommes actuellement en train de la sécuriser, a déclaré le porte parole. Un habitant de Bangui qui avait joint un proche à Bossangoa en matinée a lui aussi fait état de combats.

 


© afp
Rebelles armés
Il s'agit de la première attaque de la coalition depuis son annonce de reprise des hostilités mercredi en raison du non-respect des accords de paix de Libreville, selon la rébellion. Dimanche, la rébellion avait donné 72 heures au pouvoir pour respecter les accords. Depuis ce jour, elle retient à Sibut (160 km au nord de Bangui), cinq ministres issus de la rébellion et membres du gouvernement d'union nationale formé après les accords de Libreville. Parmi les ministres retenus,le vice-Premier ministre Michel Djotodia, jusqu'ici chef officiel de la rébellion, et le ministre des Forêts, le général Mohamed Dhaffane.

Parmi les points d'achoppement figurent toujours, la présence des troupes sud-africaines et ougandaises dans le pays et l'intégration des combattants Séléka dans l'armée. Mercredi soir, le président Bozizé a signé deux décrets portant sur les revendications du Séléka, et a notamment fait libérer tous les prisonniers politiques et de guerre mentionnés dans les accords de Libreville. Toutefois, le colonel Djouma Narkoyo, importante figure de la rébellion, avait estimé insufisant le geste du président: Il (Bozizé) a fait semblant de signer des décrets mais il n'a pas parlé du recrutement de nos éléments dans l'armée centrafricaine (...) ni du départ des troupes centrafricaines et ougandaises.

 



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