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Bangui: un réaménagement du gouvernement en préparation?

Les rebelles de la Séléka affirment ne pas être là pour une question de postes

 

Les autorités centrafricaines se disent prêtes à réaménager le gouvernement, tout en insistant sur le dialogue, en réaction aux revendications des la coalition rebelle Séléka qui a donné un ultimatum au président F. Bozizé et menance aujourdíhui de reprendre les armes et de marcher sur Bangui la capitale centrafricaine. Dans une déclaration à la nation mardi 19 mars à la veille de líexpiration des délais, le Premier ministre centrafricain Nicolas Tiangaye, nommé à la faveur des accords de paix conclus le 11 janvier à Libreville au Gabon, indiquait que son cabinet reste ouvert à toute discussion sur les revendications de la coalition Séléka faisait l'objet de l'Accord politique de Libreville". Dans sa déclaration, il s'est en outre prononcé pour un "réaménagement technique du gouvernement".

 


© journaldebangui.com
Séléka ne négocie pas pour les postes?
Sans attendre, les rebelles qui refusent de retourner à la table des négociations ont rejeté par la voix de líun de leur porte-parole militaires de la Séléka, le colonel Michel Narkoyo, cette proposition en indiquant que nous ne sommes pas là pour les postes. Les problèmes de postes sont secondaires. Du moment où ils nous ont accordé cinq postes, on a accepté. Ce qui est important, c'est le respect des accords que nous avons signés à Libreville". Pour le chef militaire rebelle, l'intégration des combattants Séléka dans l'armée régulière est une exigence de sécurité nationale. "Comment on va gérer ces hommes s'ils n'entrent pas dans l'armée? Sinon, ils peuvent se déguiser en coupeurs de route", avance-t-il. Car la coalition Séléka demande toujours l'intégration de 2.000 de ses combattants dans les Forces armées centrafricaines (FACA, armée nationale) avec prise en compte des grades obtenus dans la rébellion.

Le chef du gouvernement, issu de l'opposition démocratique, a demandé dans sa déclaration la libération des ministres faits prisonniers, "afin de participer aux négociations, car les Accords de Libreville proscrivent tout recours à la force comme moyen de règlement des différends liés à la crise". La Séléka a de son côté martelé que cette libération n'interviendra pas tant que leurs revendications ne sont pas satisfaites. Les dirigeants militaires de la coalition ont profité d'une mission de ses cinq ministres dimanche à Sibut (Centre) pour les séquestrer, conditionnant leur libération par une réponse favorable à leurs revendications.

 



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