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Centrafrique: l’ultimatum Séléka expire dans 24h

«Nous ne disons pas que nous attaquerons demain (mercredi) mais on reprendra les armes et on se réunira pour décider ce qu’on fait», a précisé M. Narkoyo

 

Le colonel Djouma Narkoyo, un des chefs militaires rebelles sur le terrain, joint par téléphone satellitaire à Sibut (160 km au nord de Bangui) par l’Agence France Presse vient d’affirmer que la rébellion Séléka, qui retient depuis dimanche cinq ministres rebelles du gouvernement d’union nationale centrafricain, pourrait bien reprendre les armes si ses revendications ne sont pas respectées. «Nous avions donné 72 heures (dimanche), il reste maintenant 24 heures. Si nos revendications ne sont pas respectées, si rien n’est fait, nous reprendrons les armes, c’est automatique», a-t-il déclaré avant de nuancer «nous ne disons pas que nous attaquerons demain (mercredi) mais on reprendra les armes et on se réunira pour décider ce qu’on fait», a précisé M. Narkoyo.

 


© afp
Visiblement près!
Le colonel Narkoyo a rappelé que les rebelles demandaient «la libération de tous les prisonniers politiques, le départ des forces étrangères sud-africaines et ougandaises du pays et la levée des barrages (policiers et de partisans du président François Bozizé) à Bangui», avant de préciser les conditions de leur chefs «retenus entre leurs murs». «Nous retenons toujours les ministres à Sibut. Ils sont bien traités, ce sont nos leaders mais ils ne peuvent pas partir. Ils restent avec nous, ce n’est plus leur gré», a précisé M. Narkoyo. Parmi les cinq ministres retenus par leurs propres éléments figurent le chef officiel de la rébellion, le vice-Premier ministre Michel Djotodia et le ministre des Forêts, le général Mohamed Dhaffane.

Au sujet des revendications maintes fois répétées sans succès, «nous avons demandé tout cela le 11 janvier lors de l’accord de Libreville», qui avait mis fin aux combats entamés le 1O décembre alors que la rébellion était aux portes de Bangui. «Depuis, rien n’a été fait. Les forces sud-africaines et ougandaises ne font pas partie de la Cemac (Communauté économique et monétaire d’Afrique centrale) ou de la CEEAC (Communauté économique des Etats de l’Afrique centrale). Qu’est-ce qu’elles font là? Nous ne voulons pas d’elles ici]», a lancé M. Narkoyo qui continue en accusant que « si Bozizé avait la volonté de faire la paix, il aurait fait quelque chose depuis (l’accord du 11 janvier) mais il veut reprendre comme avant. Ce n’est pas un homme de parole». Des dissensions au sein de la rébellion se font sentir depuis plusieurs semaines, alors que des factions du Séléka ont attaqué le 11 mars l’une des principales villes du sud du pays, Bangassou.

 



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