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Zones occupées: destruction des archives administratives par la séléka

Des documents difficiles à être reconstitués díaprès les leaders des catholiques, protestants et musulmans

 

Lors de leur séjour dans quatre grandes villes occupées par les rebelles, les religieux de Centrafrique ont, non seulement constaté le saccage des locaux administratifs, mais ils se sont également aperçu de la destruction des documents administratifs, dont les archives datées de la période coloniale, en passant par celles des indépendances jusquíà nos jours. Ainsi, actes de naissance, certificats de nationalité, procès verbaux des audiences, pièces comptables et beaucoup díautres documents ont été détruits. «Nous avons vu des documents qui ont été éparpillés par les rebelles devant des bureaux administratifs, díautres ont été brûlés. Les archives ont été détruites», a mentionné Monseigneur Dieudonné Nzapalainga, archevêque de Bangui, lors de la conférence de presse que les religieux ont organisé, pour restituer leur mission.

 


© alvinet.com
Des documents importants sont perdus à jamais!
Le Pasteur Isaac Zokoué des églises évangéliques qui faisait partie de la mission, a pensé «quíil sera difficile de reconstituer toutes ces archives, vu que le système de notre pays est souvent faible en ce qui concerne líélaboration des archives et la conservation des documents administratifs». «On peut dire quíavec cette situation, le pays a fait un long bond en arrière et ce sera difficile pour nos enfants, car les archives sont très importantes pour un pays», a ajouté le révérant Nicolas Guérékoyamé des églises protestantes. Pour Imam Kobine Layama, chef de la communauté musulmane de Centrafrique, «nos frères de la Séléka doivent comprendre que les documents administratifs sont le fondement díun pays. Je les exhorte à protéger ces documents, qui témoignent líexistence de notre pays».

Après une mission díune semaine quíils ont effectuée dans les zones occupées par les rebelles de la Séléka, catholiques, musulmans et protestants ont fait un état de lieu déplorable et ont demandé aux parties prenantes dans la crise de faire des concessions. Les religieux centrafricains demandent également pour la nième fois la cessation immédiate des hostilités et le cantonnement des rebelles de la coalition Séléka.

 



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