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Bangassou: 4 militaires tués dans líattaque de lundi

Le ministère centrafricain de la Défense a condamné avec la plus grande fermeté ces attaques

 

Selon une source militaire citée par líAFP, l'attaque de l'une des principales villes du sud de la Centrafrique, Bangassou, a fait quatre morts dans les rangs des forces armées centrafricaines (FACA), de source militaire. Le ministère de la Défense centrafricain a attribué cette attaque à la coalition rebelle Séléka. Mais selon une seconde source militaire s'exprimant sous couvert de l'anonymat, l'attaque aurait été menée par une bande armée venue du Soudan et il faudra attendre plusieurs jours avant de savoir qui en est réellement l'auteur.

 


© AFP/Archives, Patrick Fort
Les rebelle de la Séléka près de Damara en janvier 2013
Selon une première source militaire, les éléments des FACA étaient alertés depuis plusieurs jours déjà de l'imminence de l'attaque et sont allés se poster à une dizaine de kilomètres de l'entrée de Bangassou, où ils ont (...) opposé une résistance qui n'a pas duré. Alors qu'ils tentaient le repli vers la ville, celle-ci était déjà aux mains des hommes de la (coalition rebelle) Séléka qui ont même pris leur base, faisant quatre tués, a-t-elle ajouté, anonymement. Les FACA n'avaient pas d'autre solution que de se replier sur Zémio (250 km à l'est de Bangassou). Mais (...), faute de carburant, et redoutant de tomber sur les éléments de la LRA (Armée de résistance du Seigneur, rébellion ougandaise), ils ont décidé de se regrouper (entre les deux localités), a assuré la première source militaire.

Aucun bilan officiel n'a été communiqué
Fin février, une faction de la rébellion avait déjà attaqué la localité de Sido (nord), une offensive vivement critiquée par deux figures de la rébellion, ministres dans le gouvernement d'union nationale, le général Mohamed Dhaffane et Christophe Ghazam Betty. Mardi, le ministère centrafricain de la Défense a condamné avec la plus grande fermeté ces attaques, en affirmant dans un communiqué: Il s'agit à n'en point douter d'une action de plus qui vient confirmer l'option de la coalition Séléka tendant à poursuivre coûte que coûte l'occupation du territoire national.

Mi-décembre, les rebelles du Séléka avaient pris les armes contre le régime du président François Bozizé, menaçant la capitale Bangui. Après avoir signé un accord de paix le 11 janvier à Libreville, la coalition rebelle a accepté de participer à un gouvernement d'union nationale. Les rebelles continuent cependant d'exiger la libération des prisonniers politiques et le départ des troupes étrangères, en particulier sud-africaines. Coalition formée fin 2012, le Séléka est composé de deux principaux groupes rebelles, et de plusieurs petits groupes armés.

 



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