Archive

RCA: les autorités de Bangui condamnent líoffensive de la Seleka

Les Forces Armées Centrafricaine se sont repliées sur les localités de Rafaï plus à líest et ou de Bakouma.

 

Le gouvernement centrafricain confirme que des éléments de la Seleka, la coalition rebelle signataire des accords de Libreville, ont pu prendre lundi matin 11 mars le contrôle de la ville de Bangassou dans le sud-est du pays, près de la frontière avec la République démocratique du Congo. Selon le porte-parole du gouvernement, Crépin Mboli-Goumba, c'est un convoi de sept véhicules chargés d'hommes qui est entré dans la ville. Les FACA, les Forces armées centrafricaines qui s'étaient postées en dehors de Bangassou pour la défendre, ont finalement dû se replier plus à l'est sur Bakouma. Les autorités de Bangui condamnent cet acte qui intervient selon elles alors que les revendications des rebelles sont en train d'être prises en charge.

 


© cap
Crépin Mboli Goumba, Porte-parole du gouvernement
Après Sido début mars
Il síagit díune prise stratégique, rendue possible par la faible capacité de résistance de líarmée centrafricaine qui a rapidement évacué la ville située à plus de 600 km au sud-est de Bangui la capitale. Les Forces Armées Centrafricaine se sont repliées sur la localité de Rafaï plus à líest. A líheure actuelle, la liaison téléphonique vers la ville est coupée.

Aucun bilan officiel níest disponible sur les pertes en vies humaines lors de cette prise, mais plusieurs sources évoquent des morts des deux côtés, et parmi la population civile également. Depuis le lancement de líoffensive de la Seleka en décembre dernier, Bangassou vivait dans une situation de blocage, avec líimpossibilité díentrer ou de sortir de la ville par la route. Le ministère de la défense est dirigé par le chef de la Seleka, Michel Dotodja, depuis les accords de Libreville signés en janvier dernier, lequel est absent du pays pour des raisons de santé. Cette reprise des hostilités intervient alors quíune partie de la rébellion a dénoncé les accords de Libreville et signifié son refus de cantonner les troupes. Elle exige toujours la libération des prisonniers politiques et le départ des forces sud-africaines.

 



Commentaire


Retour en haut