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Centrafrique: Séléka met le cap sur Sibut, à 187 km de Bangui

Ce repli fait suite à la première opération de cantonnement de leurs combattants lors d'une cérémonie présidée dimanche 3 mars par le Premier ministre Nicolas Tiangaye

 

cette opération devant conduire au désarmement qui devra s'étendre à tous les mouvements rebelles actifs en République centrafricaine (RCA) a débuté dans un climat de tension dû à des divisions internes à Séléka. Certains responsables de la coalition rebelle posaient comme préalable le retrait des troupes sud-africaines et ougandaises déployées en renfort aux forces gouvernementales pour contrer l'offensive de cette organisation, puis la libération des détenus politiques en marge de la crise l'opposant au pouvoir de François Bozizé. Des revendications d'ailleurs maintenues, selon le colonel Narkoyo qui a justement fait savoir que "cette opération a commencé hier (dimanche). Sinon, on se réserve en attendant la libération de nos prisonniers et le départ de ces forces étrangères". Il rappelle que les deux exigences figurent parmi les termes des accords de Libreville.

 


© afriquenewsblog
Les troupes rebelles sur le départ?
Cette position n'est cependant pas partagée par la hiérarchie de Séléka pour qui le cantonnement des troupes ne doit pas faire l'objet de conditions, martèle Christophe Gazam Betty qui siège au sein du nouveau gouvernement en qualité de ministre de la Communication, parmi quatre autres responsables de la rébellion dont le leader lui-même, Michel Am Nondokro Djotodia, promu vice-Premier ministre, ministre de la Défense nationale. Depuis la veille de dialogue politique tenu dans la capitale gabonaise sous l'égide des dirigeants de la Communauté économique des Etats de l'Afrique centrale (CEEAC, à laquelle la RCA appartient), cette alliance rebelle qui a pris les armes en vue de renverser le régime du président Bozizé, occupait une position à 5 km de Damara (90 km de Bangui), selon Narkoyo qui annonce le chiffre de 1.800 hommes déployés sur ce site. Les rebelles de la Séléka ont justifié le refus de ce cantonnement par la non-application de certains points des accords de Libreville. Ils ont posé comme condition la libération des prisonniers politiques et le rapatriement des troupes sud-africaines du pays, avant díaccepter díêtre cantonnés.

Des conditions jugées «légitimes», par le Premier ministre Nicolas Tiangaye, qui a conduit cette mission. «La coalition Séléka estime que cíest elle seule qui a fait des concessions. Elle attend aussi des gages de bonne volonté de la part du gouvernement sur la question de la libération des prisonniers politiques et le départ des troupes sud-africaines. Et donc, il síagit là des points précis, qui figurent dans líaccord politique du 11 janvier 2013 à Libreville. Donc, en fonction des concessions réciproques qui doivent être faites, la situation évoluera sur le terrain», a dit le Premier ministre. En outre, les rebelles de la Séléka souhaitent la création de quatre sites complémentaires en plus des trois autres retenus actuellement pour leur cantonnement, à savoir les villes de Bria, Kaga-Bandoro et Ndélé choisies par la force multinationale. Ces rebelles ont proposé les villes de Sibut, de Bambari, de Sam-Ouandja et de Kongbo, à cause de leur effectif pléthorique. «Cíest un détail technique qui va être réglé avec la force multinationale», a dit le Premier ministre, Nicolas Tiangaye. Les généraux de la Séléka qui étaient descendus à Damara ont affirmé au Premier ministre que le fait quíils aient libéré cette ville est un acte de leur volonté de pacifier le pays. Reste du coté de la présidence, pour líapplication des conditions des rebelles, comme fixées dans les accords de Libreville.

 



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