Archive

Centrafrique: la Cocora va durcir son action

Elle donne un mois au gouvernement díunion nationale pour veiller au cantonnement des rebelles et passer à leur désarmement

 

En Centrafrique, après la scission au sein de la coalition Seleka et la reprise des hostilités par líune de ses deux branches, la tension monte díun cran à Bangui. Les jeunes pro-Bozizé, regroupés dans la «Coalition citoyenne díopposition aux rébellions armées», la Cocora, se mobilisent. Ces jeunes qui érigent des barrières dans la capitale centrafricaine pour filtrer la circulation ont annoncé le durcissement de leurs actions. La Cocora a également lancé un ultimatum díun mois au gouvernement díunion nationale: il doit cantonner les rebelles, faute de quoi la Cocora demandera sa démission. La Cocora, née fin décembre 2012, face à la percée des rebelles de la Seleka qui se rapprochaient de Bangui, revient sur la scène. Fouiller les voitures, procéder à líarrestation des personnes jugées suspectes ou en lien avec la rébellion, et mener des actions de vigilance, telles sont ses actions.

 


© cap
Un milicien de la Cocora à Bangui
Lévy Yakité, son coordonnateur, veut être explicite: «[i Lorsquíon active la flamme du nationalisme, cíest une flamme qui brille, qui brûle et qui ne síéteint pas vite! Et rien ne nous dit encore aujourdíhui que tout est fini! Si le danger est loin de nous, ces barrières vont disparaître díelles-mêmes !» Lévy Yakité enfonce le clou. Un ultimatum díun mois est donné au gouvernement díunion nationale. Il doit veiller au cantonnement des rebelles et passer à leur désarmement. Sinon, la Cocora demandera sa démission à tout prix, selon son chef: «Díici la fin du mois de mars, si rien níest fait pour délivrer nos parents des exactions en tous genres, de la part des éléments du Seleka, nous allons demander la démission, pure et simple de ce gouvernement! Ce gouvernement aura brillé par son incapacité de sauver les Centrafricains!»

La Cocora va plus loin. Elle demande que la médiation de la crise centrafricaine soit retirée des mains de la CEEAC, pour être confiée à líUnion africaine, à cause de líimplication de certains Etats dans la crise. Une manifestation est prévue dans les prochains jours par les jeunes, en soutien aux forces sud-africaines présentes dans le pays. Les jeunes partisans de François Bozizé entendent également interpeller le président Jacob Zuma, pour quíil renforce la présence de ces troupes en Centrafrique, afin de contrer une possible entrée des rebelles dans la capitale.

 



Commentaire


Retour en haut