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Centrafrique: Les dissensions éclatent au sein de la Séléka

Le ministre de la Communication désapprouve les exigences de retrait forcé des Sud-africains

 

Contrairement aux autorités de Bangui qui refusaient à confirmer cette présence, enregistrée à la suite d'autres renforts fournis par le Tchad, le pouvoir sud-africain avait reconnu avoir déployé 400 soldats pour aider à contrer l'offensive de l'alliance Séléka, qui avait lancé un ultimatum jusqu'à une semaine après les accords de paix conclus le 11 janvier à Libreville au Gabon, pour le retrait de ces troupes. Aujourdíhui cíest ouvertement que Christophe Gazam Betty, lui-même issu de la Séléka désapprouve les exigences de retrait forcé des troupes sud-africaines déployées à Bangui en renfort des forces gouvernementales face à la progression de la Coalition rebelle Séléka qui a pris les armes en décembre pour renverser le pouvoir du président François Bozizé.

 


© journaldebangui.com
Le ministre de la Communication, M. Christophe Gazam Betty
Pour certains responsables de l'alliance rebelle tels le colonel Michel Narkoyo, un des porte-parole militaires, et Eric Massi, le coordonnateur international à Paris en France, qui en font un préalable avant le cantonnement envisagé en vue du désarmement des rebelles, ce retrait avec celui des soldats ougandais déployés à l'Est du pays est un des termes des accords de cessez-le-feu. Un argument rejeté par le ministre de la Communication, M. Christophe Gazam Betty, pour qui «le cantonnement ne doit pas faire l'objet de conditionnalités, d'après l'esprit des accords de Libreville». A ceux qu'il accuse d'ignorer l'histoire de l'Etat centrafricain, Gazam Betty, rappelle que la coopération avec l'Afrique du Sud date de 1970 et que «la présence des Sud-africains relève des accords bilatéraux». Selon lui, «même s'ils doivent partir, ce n'est pas de cette manière-là».

Michel Narkoyo et Eric Massi, eux, accusent le président Bozizé de se réarmer avec l'aide de l'Afrique du Sud, en dépit du cessez- le-feu et malgré la nomination de leur leader Michel Am Nondokro Djotodia au poste de vice-Premier ministre, ministre de la Défense nationale au sein du gouvernement d'union nationale du 3 février dirigé par l'opposant Nicolas Tiangaye.

 



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