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La guerre au Mali: 23 soldats tchadiens tués

Le chiffre des combattants morts sur le terrain a été revu en hausse par létat-major de larmée nationale tchadienne

 

Vendredi 22 février dernier, létat-major de larmée nationale tchadienne avait annoncé la mort de soixante-cinq jihadistes et treize morts parmi les soldats tchadiens puis des blessés des deux camps et des véhicules du côté ennemi détruit. Ce bilan a été revu en en hausse ce dimanche 24 février, toujours par létat-major de larmée nationale tchadienne qui a annoncé la mort de 23 soldats tchadiens et 30 blessés et 93 jihadistes tués puis 6 véhicules détruits. Cest un bilan le plus lourd depuis le début de l'intervention française au Mali. Les corps des soldats tchadiens seront rapatriés au pays dans les jours à venir pour des obsèques nationales en leurs mémoires.

 


Les attaques sur le terrain (ph: Ouest-France)
Depuis leur entrée au Nord Mali, cest la première fois que les soldats tchadiens affrontaient les jihadistes dans de violents combats dans le secteur de l'Adrar des Ifoghas, massif montagneux à la frontière avec l'Algérie. Les jihadistes qui se sont retirés du nord Mali avant larrivée des troupes tchadiennes commencent à faire parler deux depuis quelques jours en commettant des attentats en pleine ville. Selon AFP, la rébellion touareg du Mali, qui collabore avec l'armée française dans le nord-est du pays a été la cible d'un attentat-suicide qui a fait cinq morts au moment où l'armée malienne tentait de nettoyer Gao, la plus grande ville du Nord infiltrée par les islamistes.

LAFP ajoute que cet attentat-suicide a été commis à l'aide de deux voitures piégées conduites par deux kamikazes à Inhalil, localité proche de Tessalit, près de la frontière algérienne et visait des membres de la rébellion touareg du Mouvement national de libération de l'Azawad (MNLA). Cette région montagneuse des Ifoghas, entre Kidal et Tessalit, sert de refuge à de nombreux islamistes armés liés à Al-Qaïda traqués par l'armée française depuis plusieurs semaines, mais elle est aussi le berceau des Touareg.

Ils sont 2000 soldats tchadiens à participer aux opérations contre les islamistes au Nord Mali. Dès le début, ils ont repoussés vers le nord les jihadistes et beaucoup de personnes croyaient que la guerre était finie. Cest le contraire sur le terrain avec ces affrontements dont le bilan est très lourd. Grâce à cette intervention française et africaine, les autorités maliennes ont repris les principales villes du Nord-Mali qui étaient tombées sous la coupe des groupes islamistes dont Tombouctou et Gao.

 



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