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Bangui: Séléka refuse le cantonnement annoncé

La déclaration est díEric Massi un des porte-parole de la coalition rebelle

 

"Nous n'acceptons pas de cantonner nos troupes tant que le président (François) Bozizé ne respectera pas le cessez-le-feu, c'est-à-dire la libération de nos prisonniers, la fin des arrestations et le départ des troupes étrangères sud-africaines", a déclaré le porte-parole de la coalition rebelle Eric Massi. Pourtant quelques heures plus tôt, la Force multinationale de l'Afrique centrale (FOMAC), avait annoncé la décision du cantonnement des rebelles centrafricains du Séléka aujourdíhui mis à mal. "Le gouvernement essaye de forcer les accords de Libreville (du 11 janvier, ndlr) sans nous apporter les garanties qui vont avec. (...) Les accords ne peuvent être exécutés unilatéralement et jusqu'à présent, Bozizé n'a pas respecté ses engagements", a ajouté le porte parole.

 


© AFP
Eric Massi un des porte-parole de la coalition rebelle Séléka
Le commandant de la FOMAC, le général Jean-Félix Akaga, avait annoncé samedi à Bangui que "le cantonnement" des ex-combattants du Séléka devait démarrer dimanche 24 février dans le centre du pays. A la mi-décembre, les rebelles du Séléka avaient pris les armes contre le régime du président François Bozizé et tenu en quelques semaines la majeure partie du pays, menaçant Bangui. La rébellion avait finalement accepté - sans avoir obtenu le départ qu'elle réclamait du dirigeant centrafricain - de signer le 11 janvier un accord de sortie de crise prévoyant un cessez-le-feu immédiat et une période de transition d'un an avec la formation d'un gouvernement d'union nationale.

 



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