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Bambari: un habitant relate les faits vécus dans la ville

La population vit toujours dans la psychose des évènements passés et la majorité des personnes sont encore dans la brousse et les villages environnant, témoignage

 

Le témoin qui a préféré gardé líanonymat a fait savoir quíactuellement il y a un calme précaire dans la ville mais les hommes de la Séléka exigent des religieux de líargent des quêtes que font les quelques chrétiens qui sont dans la ville. «Chaque dimanche, ces rebelles se dispersent dans toutes les églises de la ville de Bambari. Ils exigent des responsables des églises de leurs verser líargent des quêtes. Ils vont chaque jour chez líévêque pour exiger de líargent», a-t-il relaté. La même source a également expliqué les faits vécus pendant líoccupation de la localité par les rebelles. «Quant les rebelles de la Séléka ont investi la ville de Bambari, ces derniers ont commencé à commettre des exactions sur la population et des pillages sur les bâtiments administratifs. Ils ont aussi pillé le cite des ONG humanitaires présentes dans la ville. Mais ils níont pas touché líhôpital universitaire de la ville», a raconté la source. «[i Ils ont occupé les bâtiments administratifs et les domiciles des autorités locales comme leurs bases. Ils font leurs lois sur la population. Ils se livrent également aux actes de vols, de viols des jeunes filles et plusieurs actes crapuleux qui mettent la population dans líinquiétude totale».

 


© RJDH-RCA
Les villages ont abandonnés à Séléka (illustration)
En fuyant les menaces et les hostilités perpétrés par les rebelles, le témoin précise quíils ont quitté la ville à bord díun véhicule de transport commun à destination de la ville de Grimari dans líespoir de rejoindre Bangui. En cours de route, les passagers ont subi quelques exactions avant díarriver à Grimari. «Nous avons été interceptés par un groupe de rebelles qui ont pris tous nos biens et nous ont menacé à mort. Arrivée à Grimari, un autre groupe de rebelles a vidé le réservoir de notre véhicule. Nous avons abandonné le véhicule et marché pendant cinq jours pour atteindre la ville de Sibut où nous avons réussi à prendre un véhicule qui nous a ramené à Bangui», a-t-il décrit. Depuis le début de líannée 2013, la ville de Bambari qui est sous contrôle des rebelles de la Séléka semble être calme pour líinstant, mais la population vit toujours dans la psychose des évènements passés et la majorité des personnes sont encore dans la brousse et les villages environnants.

 



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