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Bangui: Les religieux craignent une crise intercommunautaire

Ils redoutent un affrontement entre chrétiens et musulmans

 

Díaprès le constat fait par les religieux, un mois après la signature des accords de paix de Libreville, la mise en application des contenus des documents demeure problématique. Outre que la mise en place du gouvernement díUnion nationale, rien níest fait jusquíalors. Les représentants des différentes confessions religieuses de Centrafrique ont exprimé leur inquiétude de ce qui adviendrait si les éléments dits Ďíincontrôlésíí de la Séléka qui continueraient les attaques sur des villes de líintérieur de la Centrafrique, brisant ainsi, líaccord du cessez-le-feu et commettant des exactions dan les villes où díimportants dégâts matériels ont été enregistrés.

 

Il y a quelques jours, líéglise catholique de Mobaye avait été saccagée par les rebelles, qui avaient également procédé à la profanation des symboles de cette religion. Les exactions se poursuivent et le risque díembrasement de la situation síamplifie, díaprès les religieux.
Le Révérant Nicolas Guerekoyame-Gbangou de líassociation des évangéliques pense que «líaffrontement pourrait être provoqué par les populations autochtones qui ont subi des exactions tout de même quíil peut survenir de la part de ceux qui se sentiront attaqués et síils sont attaqués, ils seront dans líobligation de se défendre», a-t-il démontré.

Le 11 janvier déjà à Batangafo, des chrétiens et des musulmans se sont affrontés. Líon a déploré de pertes en vies humaines et díimportants dégâts matériels. «Nous avons des rapports de nos émissaires qui précisent la gravité de la situation et le probable risque díembrasement de la situation», a mentionné líArchevêque de Bangui, Monseigneur Dieudonné Nzapalainga. LíImam Kobir Layama de la communauté musulmane de Centrafrique a reconnu ces faits. Mais il a assuré que «ceux qui mènent ces actions contre les frères chrétiens, ne sont pas des musulmans engagés».

Les religieux tirent donc la sonnette díalarme pour quíune solution soit trouvée. Pour faire entendre leur voix, ils entendent multiplier dans les prochains jours, des rencontres avec les leaders de la Séléka, de la force multinationale et le gouvernement afin de faire pression sur les rebelles pour quíils puissent cesser les hostilités.

 



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