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Centrafrique: Grogne sociale pour líeau et líélectricité

Les habitants du quartier Gobongo dans le 4ème arrondissement de Bangui crient leur ras-le-bol face au manque cruel díeau et díélectricité dans leur secteur

 

Le gouvernement díunion nationale, après seulement quelques jours díactivités, souffle le chaud et le froid. En plus de la situation sécuritaire qui reste incontrôlée, car les chefs de la Séléka níarrivent pas à soumettre leurs hommes sur le terrain, les grognes sociales ont repris de plus belle dans la capitale centrafricaine. En líespace de 48 heures, líon a assisté à trois manifestations dont la première a été celle des enseignants du fondamental 1 en instance díintégration en début de semaine, síajoute à celle des enseignants vacataires de líUniversité de Bangui. A leur tour, les habitants du quartier Gobongo dans le 4ème arrondissement de Bangui ont barricadé líavenue de líIndépendance ce mercredi 13 février 2013. Ils réclamaient le rétablissement de líeau et de líélectricité quasiment introuvables depuis plusieurs semaines dans le secteur. La présence des forces de líordre nía pas empêché ces habitants de poursuivre leur mouvement plusieurs heures durant.

 


© journaldebangui.com
Les installation de la Sodéca dans le fleuve Oubangui près de Bangui
Pour ces manifestants, cíest depuis plus de 3 jours quíils sont sans électricité en plus du fait que depuis des mois, trouver de líeau potable est un exercice très difficile. Selon une dame qui était aussi au-devant de la scène, «nous nous levons à 3heures du matin pour aller à la quête díeau et ce, tous les jours de la semaine. On se demande quand est-ce que nos peines prendront fin. La SODECA ne fait même pas un moindre effort pour nous soulager. On a décidé de ne pas rester les bras croisés et nous sommes sortis aujourdíhui appuyer nos enfants pour manifester notre colère». Le ministre de líhydraulique est lui-même descendu sur le terrain afin de constater les faits. Les manifestants ont résisté devant les gendarmes déployés massivement sur les lieux et cíest líarrivée du ministre avec quelques paroles douces et prometteuses qui a quelque peu calmé esprits mais la manifestation síest poursuivie pendant toute la mi-journée. Au même instant, au KM5 les vendeurs aussi se sont mis en colère parce que les forces de líordre les ont surpris tôt le matin du mercredi 13 février en envahissant les abords des routes qu'utilisent ces vendeurs pour leurs étalages, empêchant la circulation.

 



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