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Centrafrique: Fin de parcours pour de Hauts fonctionnaires

Le président vient de signer des décrets mettant fin aux fonctions des plusieurs responsables díinstitutions républicaines

 

Ainsi, cíest à la radio que líon a appris que le président de la Cour constitutionnelle et d'autres responsables d'institutions républicaines dont les mandats avaient expiré, ont été démis de leurs fonctions. Marcel Malonga Nguérémangou et la vice-présidente, Damienne Nanaré, qui disposaient d'un mandat de 7 ans non renouvelable et expiré depuis septembre 2012, síen vont. Les décrets présidentiels concernent également Mgr Paulin Pomodimo, ancien archevêque de Bangui, président du Conseil national de la Médiation, dont le mandat s'était achevé en 2011, Martin Baba, président du Conseil économique et social qui aurait dû quitter son poste en 2012.

 


© ugo.cn
A Bangui
Pour le constitutionnaliste centrafricain Jean-Marie Kangba, cité par líAFP, "il faut voir dans ces décrets un acte légal, conforme à la constitution mais qui n'est pas intervenu dans le temps, parce que les responsables de ces institutions devraient déjà être remplacés". "Maintenant, que cache un tel acte en cette période de transition? C'est la grande inconnue, attendons de voir", s'est interrogé le juriste. "Il ne faudrait pas qu'on trouve là l'occasion de nommer des gens triés sur le volet pour les mettre à la place de ceux qui sont partis", a pour sa part réagi l'opposant Gabriel-Jean Edouard Koyambounou, vice-président du Mouvement de libération du peuple centrafricain (MLPC), redoutant une tentative de Bozizé d'installer des proches à ces postes-clés.

Mi-décembre, la rébellion du Séléka avait pris les armes contre le régime de Bozizé, menaçant de prendre Bangui. Après un accord signé le 11 janvier à Libreville, au Gabon, rebelles et pouvoir ont finalement accepté de participer à un gouvernement d'union nationale. Le premier ministre Nicolas Tiangaye, nommé le 17 janvier et issu de l'opposition, conformément à l'accord de paix, est chargé de conduire le pays vers des législatives anticipées d'ici un an, tandis que François Bozizé a obtenu de rester au pouvoir jusqu'à la fin de son mandat en 2016.

 



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